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La tendance est en faveur de l'abolition de la peine capitale, selon Amnistie

10/04/2013 11:40 EDT | Actualisé 10/06/2013 05:12 EDT

MONTRÉAL - Même si plusieurs pays ont recommencé à exécuter des prisonniers l'an dernier, la tendance mondiale vers l'abolition de la peine de mort a continué en 2012, a affirmé Amnistie internationale dans son rapport sur le sujet, publié mercredi.

L'organisme a fait valoir que seul un «petit groupe de pays», soit un État sur dix, impose la peine capitale.

L'Inde, le Japon, le Pakistan et la Gambie ont repris l'an dernier les exécutions après des interruptions de plusieurs mois ou années, a dénoncé Amnistie.

Par contre, ce ne sont au total que 21 États dans le monde qui ont procédé à des exécutions en 2012, alors qu'il y a dix ans, il s'agissait de 28 pays.

Quelque 682 personnes ont été mises à mort par l'État en 2012, deux personnes de plus qu'en 2011. Le nombre de personnes condamnées à mort a toutefois chuté, passant de 1923 individus dans 63 pays en 2011 à 1722 personnes dans 58 pays l'an dernier.

Amnistie internationale a toutefois souligné que ces données ne comprenaient pas les exécutions qui ont eu lieu en Chine, où les chiffres en la matière sont tenus secrets.

«Si la régression à laquelle nous avons assisté dans certains pays en 2012 est décevante, elle ne remet pas en cause la tendance mondiale en faveur de l'abolition de la peine de mort», a déclaré Salil Shetty, le secrétaire général d'Amnistie internationale.

Il a qualifié la peine capitale de «châtiment cruel et inhumain».

La Chine, l'Iran, l'Irak, l'Arabie saoudite et les États-Unis sont les cinq pays qui ont exécuté le plus de prisonniers l'an dernier.

Les méthodes d'exécution les plus utilisées dans le monde sont la pendaison, la décapitation, le peloton d'exécution et l'injection létale.

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