BIEN-ÊTRE

La France lance en Chine son plus grand festival culturel à l'étranger

10/04/2013 04:13 EDT | Actualisé 10/06/2013 05:12 EDT

La France a donné le coup d'envoi mercredi à Pékin de "Croisements", présenté comme le plus grand festival culturel français à l'étranger et le plus grand festival culturel étranger en Chine, en présence du réalisateur Jean-Jacques Annaud, parrain de l'événement.

Cette 8e édition déclinera une grande variété de formes artistiques (danse, musique, théâtre, cinéma, expositions) pendant 85 jours dans 21 villes chinoises, soit 160 dates au total.

Ce festival avait rassemblé l'an dernier 500.000 spectateurs, chinois dans leur immense majorité.

En 2013 le programme musical réunit notamment le trio nantais Pony Pony Run Run, le DJ David Guetta (qui se produira sur la Grande Muraille), les groupes Lo'Jo, Nouvelle Vague, les Tambours du Bronx ou encore la chanteuse néerlando-israélienne Keren Ann.

Pour la musique classique, la programmation laissera une place importante à la musique baroque, forme artistique méconnue des Chinois et sur laquelle insiste "Croisements".

L'Orchestre national du Capitole de Toulouse jouera à Shanghai, Wuhan, Pékin et Tianjin.

Le chef de l'Opéra de Paris, Philippe Jordan, dirigera l'Orchestre national symphonique de Chine, tandis que Jacques Attali, ancien président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, conduira l'Orchestre symphonique de Shanghai.

La danse, classique ou contemporaine, sera également bien représentée, avec une coproduction entre le Ballet de l'Opéra de Paris et le Ballet central de Chine, ou encore un spectacle créé par le pionnier du hip-hop Mourad Merzouki.

Dans le cadre de Croisements 2013 sera aussi présentée la 10e édition du "Panorama du cinéma français", avec huit longs métrages et deux programmes de courts métrages projetés dans six villes chinoises. "Amour", Oscar du meilleur film étranger et Palme d'or à Cannes, ouvrira la série de projections.

Ceci alors que le cinéma hexagonal tente de se faire une place en Chine, un immense marché encore très fermé et soumis à des quotas draconiens.

Enfin, le musée du Quai Branly à Paris prêtera 71 de ses oeuvres au musée de Shanghai pour une exposition "Fleuve Congo" et une centaine de ses plus beaux masques pour une autre exposition accueillie au Musée national de Chine à Pékin.


seb/fw