POLITIQUE

Keystone XL : audience congressionnelle à Washington

10/04/2013 06:02 EDT | Actualisé 10/06/2013 05:12 EDT
Getty Images
CUSHING, OK - MARCH 22: Pipe is stacked at the southern site of the Keystone XL pipeline on March 22, 2012 in Cushing, Oklahoma. U.S. President Barack Obama is pressing federal agencies to expedite the section of the Keystone XL pipeline between Oklahoma and the Gulf Coast. (Photo by Tom Pennington/Getty Images)

La division continue de régner aux États-Unis, alors qu'un sous-comité de la chambre des représentants s'est penché sur le projet d'oléoduc Keystone XL mercredi, lors de la dernière journée du séjour de la première ministre de l'Alberta, Alison Redford, dans la capitale américaine.

Républicains et démocrates se sont rencontrés pour discuter des retombées économiques du projet de pipeline, des risques environnementaux, de la nécessité du Congrès d'intervenir pour accélérer l'approbation de Keystone XL et de la durée et l'étendue du processus d'approbation du gouvernement fédéral américain.

Diverses opinions ont été exprimées, dont celle de la démocrate Lois Capps, qui craint qu'un nouveau pipeline augmente les risques de déversement dans les communautés situées à proximité du tracé.

Certains républicains présents, comme Steve Carlisle, ont toutefois affirmé être convaincus des bienfaits du projet de pipeline. M. Carlisle a indiqué qu'il était préférable pour les États-Unis de travailler avec le Canada dans le secteur pétrolier, au lieu d'envoyer des millions de dollars aux pays du Moyen-Orient.

Une visite fructueuse, selon la PM de l'Alberta

La première ministre de l'Alberta a quant à elle affirmé que ses quatre jours passés à Washington lui avaient permis de faire la promotion de Keystone XL dans des endroits clés, comme les bureaux de politiciens.

Des publicités sur le projet de pipeline étaient d'ailleurs publiées dans les grands journaux américains, lors de son passage.

Alison Redford a ajouté qu'elle avait misé sur la création d'emplois aux États-Unis et sur le travail de l'Alberta en matière de protection de l'environnement, notamment les investissements provinciaux pour capturer et stocker le carbone. 

Elle a cependant été interrompue mardi, lorsque ses gardes du corps ont dû intervenir pour éloigner une jeune protestataire lors d'un forum public.

Mme Redford a indiqué que si le président américain Barack Obama rejetait le pipeline, les relations entre l'Alberta et ce pays deviendraient « épineuses ».

Le séjour de Mme Redford et de ses deux ministres a coûté environ 34 000 $.