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Un nouveau modèle animal confirme des mécanismes clé d'Alzheimer

09/04/2013 06:08 EDT | Actualisé 09/06/2013 05:12 EDT

Un nouveau modèle animal d'Alzheimer, avec des rats génétiquement modifiés, confirme les caractéristiques de la maladie neurodégénératrice, ont indiqué mardi des chercheurs.

Grâce aux résultats de cette nouvelle étude, "des traitements expérimentaux contre la maladie d'Alzheimer vont pouvoir être testés", affirme Terrence Town, professeur de Physiologie et de biophysique à la faculté de médecine de l'Université de Californie du sud à Los Angeles, le principal auteur de cette recherche publiée dans le Journal of Neuroscience.

"Le cerveau de ces animaux montre un grand nombre des caractéristiques observées chez les humains atteints d'Alzheimer", ajoute-t-il.

Des études ont montré que ces rats développent des problèmes de mémoire et d'apprentissage en vieillissant. Comme attendu, des plaques de béta-amyloïde, un peptide, se sont accrues avec l'âge chez ces animaux.

De plus, contrairement aux études précédentes, ces rats ont également développé des enchevêtrements neurofibrillaires, des dépôts dans les cellules nerveuses, ou neurones, d'une protéine appelée "protéine tau".

Ces enchevêtrements sont également une autre signature importante d'Alzheimer.

"Ce nouveau modèle animal reproduit le plus fidèlement les changements qui interviennent dans le cerveau des personnes atteintes d'Alzheimer, y compris les dépôts de protéines tau et une destruction étendue des neurones", relève Roderick Corriveau, un responsable de programme de recherche à l'Institut national américain des maladies neurologiques.

"Ce modèle aidera à faire avancer notre compréhension des différents mécanismes intervenant dans la maladie et sa progression, ce qui permettra de tester des thérapies prometteuses", juge-t-il.

Les résultats de ce nouveau modèle sur des rats remplissent certains des objectifs de recherche identifiés durant le sommet de mai 2012 sur la recherche sur Alzheimer. Il s'agissait d'améliorer les modèles animal jugés comme une des clés pour faire avancer la compréhension de cette maladie complexe et incurable.

Alzheimer provoque la perte progressive et irréversible des facultés mentales. La maladie touche environ 36 millions de personnes dans le monde dont quelque cinq millions d'Américains pour la plupart (90%) de plus de 65 ans.

js/bdx

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