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Renforcement de la loi 101 : l'État doit assumer son rôle

09/04/2013 11:22 EDT | Actualisé 09/06/2013 05:12 EDT

Le Mouvement Québec français (MQF) interpelle le gouvernement sur sa responsabilité dans le recul du français et lui demande de renforcer sa politique linguistique tout en la rendant obligatoire pour les sociétés d'État et les établissements publics.

Selon Mario Beaulieu, président du MQF, l'État offre trop de services en anglais. Que ce soit auprès de la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ), de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ) ou d'autres organismes, les anglophones et allophones ont accès à des services en anglais, ce qui ne les encourage pas à apprendre le français.

Mario Beaulieu tenait une conférence de presse en compagnie de Jacques Létourneau, président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), de Jean-Paul Perreault, président d'Impératif français, et de Paul de Bellefeuille, vice-président du SFPQ, dans le cadre de leur passage devant la commission parlementaire qui se penche sur le projet de loi 14 sur le renforcement de la loi 101.

Le MQF réclame qu'il soit clairement stipulé que le français est l'unique langue de l'administration, autant avec les personnes morales qu'avec les entreprises établies au Québec. De plus, les services administratifs de la fonction publique du Québec ne devraient être offerts qu'en français.

La langue de travail et la langue commune

Selon Jacques Létourneau, président de la CSN, il faut investir plus d'efforts pour la francisation des entreprises, notamment celles de 50 à 99 employés. La CSN présentera à la commission parlementaire 18 recommandations visant à améliorer le projet de loi sur la question de la langue de travail.

Jean-Paul Perreault, d'Impératif français, a insisté sur le fait que le français « est la langue de l'inclusion » et de la « cohésion sociale » et que toute personne vivant au Québec a donc « l'obligation » de l'apprendre.

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