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Manifestation éclair dans les bureaux de Service Canada à Montréal (VIDÉO)

09/04/2013 12:53 EDT | Actualisé 09/06/2013 05:12 EDT

Des manifestants ont occupé les bureaux de Service Canada au Complexe Guy-Favreau mardi midi, à Montréal, pour dénoncer la réforme de l'assurance-emploi.

Les manifestants munis d'affiches et de banderoles se sont rassemblés au rez-de-chaussée de l'immeuble sur l'heure du midi, perturbant le fonctionnement des bureaux du gouvernement du Canada qui s'y trouvent.

Cet « action éclair » a été organisée par la Coalition montréalaise contre la réforme de l'assurance-emploi, qui regroupe une douzaine d'organisations syndicales et communautaires de la région.

Les vérifications surprises dénoncées

« Nous venons nous assurer que personne ne sera victime de l'odieuse réforme pilotée par la ministre Diane Finley », déclare Hans Marotte, porte-parole du Mouvement Action-Chômage de Montréal dans un communiqué.

« En vertu d'un projet spécial actuellement en cours, la ministre envoie ses représentants au domicile de certains prestataires, sans s'annoncer, pour vérifier si ceux-ci respectent les nouvelles obligations imposées par la réforme », dénonce M. Marotte dans le communiqué.

« Nous venons vérifier, quant à nous, si les prestataires sont traités équitablement par Service Canada et reçoivent les prestations auxquelles ils ont droit sans se faire harceler », poursuit le porte-parole d'Action-Chômage.

Selon les groupes qui s'opposent aux nouvelles règles imposées par Ottawa dans le régime d'assurance-emploi, plusieurs cas de coupures de prestations ont été rapportés à la suite de vérifications téléphoniques ou de de visites d'inopinées de la part des inspecteurs de l'assurance-emploi.

« Des prestataires se sont vus couper leurs prestations pour des raisons aussi inacceptables que le simple fait de ne pas avoir été à la maison pour répondre à un appel téléphonique non annoncé d'un enquêteur de Service Canada. » — Extrait du communiqué de la Coalition montréalaise contre la réforme de l'assurance-emploi

Une réforme qui ne passe pas

Outre les visites et vérifications surprises des fonctionnaires fédéraux, les opposants à la réforme dénoncent les nouvelles conditions imposées par le gouvernement Harper quant à la recherche d'un emploi.

Selon les termes de la réforme, les chômeurs se voient également désormais obligés d'accepter un nouvel emploi situé jusqu'à une centaine de kilomètres de leur demeure. Les chômeurs ne pourront également plus refuser un emploi qui leur est proposé dont le salaire est jusqu'à 30 % inférieur à celui qu'ils occupaient auparavant.

La réforme modifie également le mécanisme de contestation dont bénéficient les prestataires.

Depuis le 1er avril, les conseils d'arbitres régionaux dans les 83 régions administratives du pays ont été abolis et remplacés par le Tribunal de la sécurité sociale. Trente-sept personnes, nommées et payées à temps plein par le gouvernement, s'occuperont de 25 000 dossiers par année.

Chaque cas ne sera vu que par une seule personne.

La coalition entend poursuivre sa lutte contre la réforme de l'assurance-emploi dans la Métropole le 27 avril prochain, lors d'une grande manifestation au centre-ville de Montréal.

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