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Liban: les consultations sur le nouveau gouvernement s'annoncent difficiles

09/04/2013 02:03 EDT | Actualisé 09/06/2013 05:12 EDT

Le nouveau Premier ministre libanais a entamé mardi de difficiles consultations sur son gouvernement, le camp du Hezbollah étant favorable à un cabinet d'union nationale et l'opposition voulant un gouvernement "neutre" chargé de préparer les législatives de juin.

"Nous voulons un gouvernement politique, rassembleur, qui supervise les élections et gère les affaires du pays et au sein duquel tous les partis politiques sont représentés en fonction de leur présence au Parlement", a déclaré le député Hezbollah Mohammad Raad, à l'issue d'une rencontre avec le Premier ministre, Tammam Salam.

L'ancien gouvernement de Najib Mikati, qui a démissionné en mars, était dominé par le camp du Hezbollah, alors que l'opposition avait refusé de faire partie du cabinet.

Le principal allié du Hezbollah, le leader chrétien Michel Aoun, a été dans le même sens.

"Nous voulons un gouvernement de consensus national. Nous ne désirons pas un gouvernement dont l'unique objectif est de préparer les élections, mais un cabinet capable d'affronter cette période, car la situation au Proche-Orient est instable et peut à chaque moment rejaillir sur le Liban", a-t-il dit aux journalistes.

A l'inverse, le chef du principale groupe parlementaire de l'opposition entend assigner des objectifs modestes à ce nouveau cabinet et a rejeté l'idée d'un gouvernement d'union nationale.

"Sa tâche principale est de mener à bien le plus tôt possible le processus électoral, car c'est un gouvernement chargé des élections. Ce doit être une équipe homogène formée de ministres qui ne seront pas candidats aux élections", a dit Fouad Siniora.

Tammam Salam a été choisi comme candidat de consensus dans un pays profondément divisé, après avoir reçu le soutien de la majorité des groupes parlementaires.

"Je m'engage à faire sortir le Liban des divisions politiques qui se sont répercutées sur le plan de la sécurité, à éloigner les dangers de la situation tragique (dans le pays) voisin", avait-il déclaré après sa nomination, en référence à la guerre en Syrie, qui divise au Liban.

Il avait tendu la main à toutes les forces politiques libanaises, estimant que son devoir était "d'oeuvrer pour l'intérêt du pays".

kam-sk/feb

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