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Le taux élevé de plomb n'explique pas la disparition de l'expédition Franklin

09/04/2013 01:45 EDT | Actualisé 09/06/2013 05:12 EDT

LONDON, Ont. - Le mystère entourant la disparition de l'équipage du navire Sir-John-Franklin en Arctique semble plus impénétrable que jamais, plus de 160 ans après la tragédie.

De nouvelles recherches viennent déboulonner la principale théorie qui avait été avancée récemment pour expliquer le décès des 129 membres de l'expédition. Ceux-ci avaient disparu dans les années 1850 alors qu'ils exploraient les eaux de l'Arctique à bord de deux bateaux.

Le mystère était demeuré entier pendant plus d'un siècle, jusqu'à ce que trois tombes appartenant à des marins furent découvertes, en 1984. Des expertises avaient alors révélé que les os des défunts contenaient des taux élevés de plomb.

Des scientifiques avaient alors proposé une théorie voulant qu'un empoisonnement au plomb provenant de la nourriture en conserve avait affaibli les hommes et altéré leur jugement.

Mais des chimistes de l'Université de Western Ontario ont utilisé les plus récentes technologies disponibles pour jeter des doutes sur cette explication.

Leur étude révèle que les os contenaient une concentration de plomb si élevée qu'elle n'a pu s'accumuler pendant la courte période de temps au cours de laquelle les marins ont mangé des provisions en conserves.

Les chercheurs soutiennent que ce qui a mené Franklin et ses hommes à leur perte redevient une fois de plus un mystère.

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