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Le pétrole termine en hausse à New York, stimulé par la baisse du dollar

09/04/2013 03:08 EDT | Actualisé 09/06/2013 05:12 EDT

Les cours du pétrole ont terminé la séance en hausse mardi à New York, aidés par un accès de faiblesse du billet vert qui favorisait l'achat d'actifs libellés en dollar dans un marché attendant les chiffres hebdomadaires sur les réserves de brut aux Etats-Unis.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en mai a gagné 84 cents à 94,20 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Le recul du dollar face aux principales devises a stimulé le marché de l'énergie", selon Robert Yawger de Mizuho Securities USA. Cette évolution de la monnaie américaine a en effet tendance à favoriser l'acquisition de produits vendus en dollars pour les investisseurs munis d'autres devises.

La progression du prix du brut a par ailleurs été alimentée par "la publication d'une inflation chinoise moins élevée qu'attendu par le marché", a remarqué Bart Melek, de TD Securities: elle a ralenti à 2,1% sur un an en mars.

Si ce chiffre est interprété comme un signe de fragilité de la reprise de la croissance dans la deuxième économie mondiale, il laisse à Pékin une marge suffisante pour un éventuel assouplissement monétaire de nature à stimuler la reprise du pays, deuxième plus gros consommateur de brut au monde.

De telles mesures permettraient aussi aux investisseurs d'obtenir plus de liquidités pour effectuer des achats de matières premières.

Les investisseurs restaient toutefois prudent avant la publication des chiffres hebdomadaires du département américain de l'Energie sur les réserves de produits pétroliers aux Etats-Unis.

Les autorités américaines vont en effet "probablement faire part d'une nouvelle hausse des stocks, qui devraient atteindre leur plus haut niveau en 22 ans", a souligné Matt Smith, de Schneider Electric.

Selon les analystes interrogés par l'agence Dow Jones Newswires, le DoE devrait faire état d'une hausse de 1,2 million de barils des stocks de brut lors de la semaine achevée le 5 avril.

Les réserves d'essence de la première économie mondiale devraient pour leur part avoir baissé de 1,5 million de barils, et celles de produit distillés (dont le gazole et le fioul de chauffage) reculé de 900.000 barils.

jum/sl/mdm

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