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Le parcours académique du patineur de vitesse Mathieu Giroux est récompensé

09/04/2013 03:05 EDT | Actualisé 09/06/2013 05:12 EDT

MONTRÉAL - Le patineur de vitesse Mathieu Giroux a mené de front avec brio ces dernières années sa carrière d'athlète de haut niveau et ses études universitaires. Et il n'a pas hésité à tenir tête à sa fédération l'an dernier lorsqu'elle celle-ci a voulu lui forcer la main pour qu'il mette son parcours académique en veilleuse.

Étudiant au doctorat en pharmacie à l'Université de Montréal, le médaillé d'or des Jeux de Vancouver en poursuite s'est fait servir un ultimatum par Patinage de vitesse Canada l'automne dernier. Il lui fallait s'établir dans un centre national d'entraînement, à Québec ou Calgary, à défaut de quoi il serait écarté de l'équipe nationale et privé de sa prime mensuelle de 1500 $.

Giroux a préféré demeurer à Montréal et poursuivre ses études tout en continuant à s'entraîner en solo pour les Jeux de Sotchi, l'an prochain. Le différend s'est finalement réglé en sa faveur et il a pu compléter son année scolaire.

Dans ce contexte, ce n'est pas sans fierté qu'il figurait, mardi, parmi les 36 étudiants-athlètes qui ont reçu une bourse dans le cadre du programme de la Banque Nationale géré par la Fondation d'athlète d'excellence du Québec (FAEQ).

«C'est la seule bourse qui récompense les efforts d'un athlète pour poursuivre ses études, a noté Giroux, qui a mérité une bourse d'excellence académique de 4000 $. C'est vraiment important à mes yeux.»

Après s'être concentré sur ses études ces trois dernières années, Giroux rejoindra ses coéquipiers de l'équipe nationale en juillet à Calgary pour amorcer sa préparation finale en vue d'assurer sa sélection pour les Jeux de Sotchi.

«Il me reste mon stage à faire pour compléter mon diplôme, mais cela attendra après les Jeux de Sotchi», a dit le Montréalais de 27 ans, qui entend utiliser sa bourse pour renouveler son équipement.

Même si ses études ne lui ont pas toujours permis de s'entraîner dans des conditions optimales ces dernières années, Giroux estime qu'il aura besoin de deux mois seulement cet été pour retrouver sa forme des beaux jours.

Il disputera cinq Coupes du monde à l'automne avant de chercher à obtenir son billet pour Sotchi lors des sélections olympiques en janvier.

Outre Giroux, deux autres médaillés olympiques, la patineuse de vitesse Marianne St-Gelais et la plongeuse Roseline Filion, ont également reçu une bourse de 4000 $ dans la catégorie excellence.

Une aide précieuse pour Marquis

Le skieur acrobatique Philippe Marquis, de Québec, inscrit au certificat en administration à la TÉLUQ, est l'autre lauréat d'une bourse d'excellence académique de 4000 $.

Vice-champion canadien des bosses en simple, cette bourse tombe à point nommé pour Marquis en cette période où les commanditaires se font tirer l'oreille.

«Le retrait de l'épreuve de la Coupe du monde des bosses au Québec cette année nous a fait mal, a-t-il reconnu. Comme il est rare qu'on obtienne des commandites internationales ici, on comptait sur l'épreuve au Québec pour vendre notre sport.»

Marquis, qui est bousier de la FAEQ pour la première fois, ne sait pas encore comment il dépensera ces 4000 $, mais cette somme pourrait lui être utile en vue des camps d'entraînement prévus en Argentine en septembre et en Suisse en octobre.

La Banque Nationale s'est par ailleurs assurée de devenir le commanditaire de prestige de la FAEQ avec un investissement d'un million de dollars, à raison de 200 000 $ par année pendant cinq ans.

Des 36 étudiants-athlètes boursiers, douze sont âgés de 12 à 18 ans et forment la relève dans plusieurs sports olympiques.

La mission de la FAEQ est de soutenir financièrement les étudiants-athlètes et de les appuyer dans leur poursuite de l'excellence sportive et académique.

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