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Le Front al-Nosra, actif en Syrie, est une branche d'Al-Qaïda en Irak (message)

09/04/2013 02:39 EDT | Actualisé 08/06/2013 05:12 EDT

Le chef d'Al-Qaïda en Irak a confirmé dans un message publié mardi que le Front jihadiste al-Nosra, qui combat le régime syrien de Bachar al-Assad, est une branche de l'entité qu'il dirige, et que son objectif est d'instaurer un Etat islamique en Syrie.

"Il est temps de proclamer aux Levantins et au monde entier que le Front al-Nosra est en réalité une branche de l'Etat islamique d'Irak", (ISI), la principale organisation irakienne affiliée à Al-Qaïda, déclare Abou Bakr al-Baghdadi dans ce message publié sur des sites jihadistes.

Les deux groupes, ajoute-t-il, seront désormais fédérés sous l'appellation Etat islamique en Irak et au Levant.

Dans son message, al-Baghdadi se dit prêt à s'allier à d'autres groupes jihadistes "à condition que le pays (la Syrie) et les citoyens soient gouvernés selon les préceptes dictés par Allah".

Jusqu'ici, le Front al-Nosra était uniquement soupçonné d'être affilié au réseau extrémiste. En Syrie, il s'est d'abord fait connaître par des attentats suicide, mais s'est ensuite mué en une redoutable force armée qui combat aux côtés de la rébellion contre le régime de Bachar al-Assad.

"La +démocratie+ ne doit pas être la récompense après la mort de milliers d'entre vous", lance encore al-Baghdadi.

En décembre, Washington avait inscrit le Front al-Nosra sur sa liste d'organisations terroristes. Pour ce faire, les Etats-Unis avaient invoqué ses liens supposés avec Al-Qaïda et assuré que les jihadistes d'al-Nosra ne représentent en aucun cas la "volonté du peuple syrien".

Toujours selon les Etats-Unis, le chef d'Al-Qaïda en Irak "contrôle l'Etat islamique d'Irak, et le Front al-Nosra".

A en croire des récits publiés sur des forums jihadistes, des centaines de combattants ont franchi la frontière irako-syrienne pour aller se battre contre le régime syrien.

Le conflit qui ravage le pays depuis plus de deux ans a fait selon l'ONU plus de 70.000 morts, 1,2 million de réfugiés et 4 millions de déplacés.

gde/sw

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