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L'Arabie saoudite nie avoir condamné un homme à la paralysie

09/04/2013 04:44 EDT | Actualisé 08/06/2013 05:12 EDT

L'Arabie saoudite a démenti mardi la condamnation d'un homme à la paralysie par la justice du royaume, après des protestations d'organisations de défense des droits de l'Homme.

Amnesty international a appelé la semaine dernière les autorités saoudiennes à empêcher l'exécution de cette condamnation inspirée de la loi du Talion à l'encontre d'un jeune homme de 24 ans, reconnu coupable d'avoir provoqué la paralysie des membres inférieurs de son ami après l'avoir frappé.

Londres a aussi exprimé son "extrême préoccupation par le fait qu'un tribunal d'Arabie saoudite ait condamné un homme à être paralysé parce qu'il avait lui-même provoqué la paralysie d'un ami quand il avait 14 ans".

"Les informations sur la condamnation à la paralysie d'un accusé sont infondées", a rétorqué un porte-parole du ministère saoudien de la Justice, interrogé par l'AFP.

Le ministère a précisé sur son compte Twitter que le juge avait "au contraire rejeté les appels à condamner l'accusé" à la paralysie.

Il a déploré "que des parties affirmant défendre les droits de l'Homme aient contribué à propager de telles informations".

La presse saoudienne avait affirmé que Ali Al Khawahir devait verser une indemnisation d'un million de riyals (270.000 dollars) à sa victime pour échapper à la condamnation à la paralysie.

En 2003, Khawahir, alors âgé 14 ans, avait frappé au dos un ami, qui est depuis paralysé des membres inférieurs.

Le royaume impose une stricte application de la loi islamique prévoyant plusieurs formes de châtiments corporels (amputations, décapitations, coups de fouet). Depuis le début 2013, 30 personnes ont été exécutées, selon un décompte de l'AFP, dont sept jeunes fusillés en public pour attaques à main armée malgré les appels d'ONG à les épargner.

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