NOUVELLES

Conversation Obama-Karzaï, trois jours après un bombardement meurtrier

09/04/2013 07:22 EDT | Actualisé 09/06/2013 05:12 EDT

Le président américain Barack Obama s'est entretenu au téléphone avec son homologue afghan Hamid Karzaï, a annoncé la Maison Blanche, trois jours après un bombardement de l'Otan qui a tué 11 enfants dans l'est de l'Afghanistan.

L'exécutif américain n'a pas fait mention de cette frappe dans son compte-rendu de la conversation entre les deux dirigeants, notant qu'ils avaient discuté d'un "ensemble de questions, dont la transition de sécurité, la préparation des élections afghanes de 2014 et les efforts de réconciliation et de paix" dans le pays.

A ce sujet, M. Obama a "salué les récentes discussions du président Karzaï à Doha avec l'émir du Qatar Hamad ben Khalifa Al-Thani", selon la Maison Blanche.

Dimanche, M. Karzaï avait "fermement condamné" le bombardement de l'Otan la veille qui a tué onze enfants afghans, malgré ses multiples injonctions à cesser les attaques aériennes sur des zones d'habitations.

Malgré onze années de présence de la coalition de l'Otan, qui les a chassés du pouvoir, les talibans n'ont toujours pas été mis hors de combat. Ils poursuivent leur guérilla contre les forces internationales et contre les forces gouvernementales afghanes, principalement dans le Sud et l'Est du pays.

Avril marque le début de la "saison des combats" en Afghanistan, après un hiver rigoureux généralement plus calme.

MM. Obama et Karzaï se sont vus pour la dernière fois en date le 11 janvier à la Maison Blanche. Le président américain avait annoncé à cette occasion que la mission des soldats américains évoluerait dès ce printemps pour se concentrer sur la formation et l'entraînement de l'armée afghane.

M. Obama avait par ailleurs prévenu qu'une éventuelle présence de soldats américains sur le sol de l'Afghanistan après la fin de la mission de combat de l'Otan en 2014, dossier dont les modalités n'ont pas encore été fixées, n'était envisageable que si Kaboul acceptait de leur accorder l'immunité juridique.

tq/rap

PLUS:afp