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7/10 pour le gazon, 10 pour l'effort

09/04/2013 03:44 EDT | Actualisé 08/06/2013 05:12 EDT

Il y a 12 jours, le terrain de l'Impact était tartiné de 50 cm de neige et de 5 cm de glace. Rien pour laisser présager la tenue d'un premier match à domicile samedi.

Un texte de Marie Malchelosse

Les joueurs de l'Impact y rencontreront alors le Crew de Columbus au Stade Saputo.

« Ça nous a permis d'y mettre de la grosse machinerie lourde. Souffleurs et le reste pour sortir 37 dix-roues de neige et de glace, a raconté le gourou du gazon au Stade Saputo, Roch Poulin. C'est un 7 sur 10. Dans les circonstances, c'est quand même positif. »

Le docteur Gazon analyse l'état de la surface comme l'état de santé d'un patient un peu pâle.

« Le gel n'est pas sorti du sol complètement. Il doit se réchauffer. La masse racinaire, à 15 degrés Celcius, c'est l'idéal. Après ça, on a une perte de densité. En ce moment, il n'y a pas de croissance parce que le sol est trop frais. Alors, plus on va avoir de soleil, mieux ça va être. »

Idem pour la présentation du match samedi!

À preuve, les partisans sont un peu frileux et tardent à se laisser convaincre par le bon début de saison de leur équipe.

« On a actuellement pas loin de 15 000 billets de vendus. Donc, il en reste 5000 et plus. Il reste cinq jours. Quand on regarde la météo, évidemment, les gens peuvent se poser des questions. Mais là, le gazon est prêt et le Stade est prêt », fait remarquer le vice-président exécutif, Richard Legendre.

Vers un calendrier mieux adapté

Il faut bien admettre que de disputer un match de soccer sur du vrai gazon un 13 avril à Montréal, c'est un peu de la science-fiction. Le printemps dernier était hâtif et exceptionnel à cet égard.

Les Italiens, nouvellement arrivés au sein de l'escouade montréalaise comme Matteo Ferrari, se demandaient bien de quoi se plaignaient les gens du coin quand ils ont commencé l'entraînement extérieur, réchauffés par près de 20 degrés printaniers. Cette année, Ferrari doit comprendre...

D'ailleurs, les équipes de la MLS situées plus au nord veulent discuter de la date à laquelle s'amorce le calendrier régulier, comme l'explique Richard Legendre.

« On veut avoir une réflexion globale, ce qui n'est pas une mince tâche. Il y a 19 équipes maintenant et il va y en avoir une vingtième éventuellement. Ce n'est pas facile de rentrer tous les matchs qu'on veut. Il faut regarder à long terme quel genre de calendrier on peut avoir sur une base permanente et ce qui fait du sens pour l'ensemble des équipes. Il y a beaucoup de climats différents. »

Et pour samedi, mère nature ne semble guère disposée à nous faire grâce de ses caprices : pluie et cinq beaux gros degrés! Pauvre gazon...

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