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Un mouvement rebelle affirme avoir pris deux localités au Darfour-Sud

08/04/2013 11:21 EDT | Actualisé 08/06/2013 05:12 EDT

Un mouvement rebelle de la région soudanaise du Darfour a annoncé lundi s'être approché jusqu'à huit kilomètres de Nyala, capitale de l'Etat du Darfour-Sud, et avoir pris deux localités situées à une centaine de kilomètres de cette ville.

La localité d'Ashma, à huit kilomètres de Nyala, "a été occupée par nos forces" dimanche, a déclaré par téléphone Hussein Minnawi, de l'Armée de libération du Soudan (ALS), faction de Minni Minnawi.

Il n'a pas précisé si les rebelles tenaient toujours Ashma lundi mais il a indiqué qu'ils contrôlaient Muhajeria et Labado, à une centaine de kilomètres à l'est de Nyala.

La Mission conjointe ONU/Union africaine (Minuad) au Darfour (ouest) a confirmé que les troupes de Minni Minnawi avaient "attaqué et pris" ces deux localités samedi matin.

La Minuad a également fait état de "plusieurs raids aériens possibles" dans le secteur et indiqué que des milliers de civils avaient cherché protection auprès de ses bases.

Il n'a pas été possible de joindre un porte-parole de l'armée soudanaise pour obtenir confirmation de ces éléments.

Par ailleurs, un membre de la société civile a affirmé que les manifestations de déplacés s'étaient poursuivies ces trois derniers jours pour protester contre la conférence des donateurs pour le Darfour qui s'est achevée lundi à Doha (Qatar).

"Les gens disent en substance que ceux qui participent à la réunion de Doha ne les représentent pas", a déclaré ce militant sous couvert d'anonymat.

Des donateurs se sont engagés à verser 3,6 milliards de dollars d'aide pour un plan de développement du Darfour, région marginalisée et dévastée par la guerre et les violences qui sévissent depuis dix ans.

Pour l'ALS, il faut viser une solution plus large que le seul Darfour, dans le contexte de ce que Hussein Minnawi a appelé la crise du Soudan, "qui vient principalement du centre du pays", de Khartoum, a-t-il dit.

L'ALS comme d'autres mouvements rebelles ainsi que les partis politiques d'opposition à Khartoum veulent "un Etat fédéral démocratique (...) basé sur l'égalité", et la séparation de l'Etat et de la religion, a ajouté Hussein Minnawi.

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