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L'athlétisme et le patinage de vitesse perdent le soutien de parraineurs majeurs

08/04/2013 10:48 EDT | Actualisé 08/06/2013 05:12 EDT

BRUXELLES - Deux sports olympiques d'importance sont à la recherche de nouvelles ententes de commandite après que des parraineurs majeurs eurent mis un terme à leur association en plein coeur de la crise économique mondiale.

La Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) a perdu la commandite du géant sud-coréen de l'électronique Samsung pour sa série de la Ligue de diamant peu de temps après les Jeux olympiques de l'an dernier à Londres.

L'Union internationale de patinage est quant à elle contrainte de chercher le soutien d'une nouvelle multinationale à la suite de l'annonce du fournisseur d'énergie néerlandais Essent qu'il mettrait fin à son association de longue date avec le patinage de vitesse après les Jeux d'hiver de 2014 à Sotchi.

«Pour être honnête, ce n'est pas facile, a reconnu le président de l'ISU Ottavio Cinquanta lors d'une entrevue téléphonique. Le marché international n'est pas dans un très bon contexte. On doit admettre qu'il y a un problème. Nous devrons faire attention ce qu'il faut faire.»

Le soccer européen a néanmoins démontré qu'il avait les moyens de soutirer de l'argent en temps de crise comme le club Manchester United l'a démontré au cours du week-end en décrochant un important contrat de commandite de huit ans avec la firme d'assurance Aon estimé à 230 millions $.

Mais les engagements de parrainage annuels comme ceux de Samsung ou Essent valent seulement quelques millions de dollars. Ces commandites n'en sont pas moins essentielles.

L'ISU a été en quelque sorte chanceuse puisque Cinquanta a bénéficié d'un avis d'une année complète pour se préparer à la fin de cette relation de 16 ans.

L'Europe est un marché de choix pour l'athlétisme et le patinage de vitesse mais le continent a été frappé ces trois dernières années par une crise de la dette de plusieurs gouvernements qui a plongé de nombreux pays en récession et poussé le chômage à la hausse. Dans ce contexte, les entreprises peinent à joindre les deux bouts.

Souvent, le parrainage est un secteur d'activités qui permet la réduction de coûts, ce qui rend la chasse aux nouveaux parraineurs encore plus difficile en période de crise économique. C'est d'autant plus vrai pour un sport spécialisé comme le patinage de vitesse, qui n'attire l'attention d'un large public que lors des Jeux olympiques à tous les quatre ans.

Essent et Cinquanta ont refusé d'évaluer le montant du parrainage annuel des compétitions internationales, mais le journal néerlandais Volkskrant l'a estimé à 4 millions d'euros (5,2 millions $) par an.

Quand il s'agit du choix du moment, l'IAAF est confronté à un défi considérable. Le coup d'envoi de la Ligue de diamant sera donné le 10 mai à Doha, avec d'autres rendez-vous plus tard dans le mois à Shanghai, New York et en Oregon.

«La Ligue de diamant et l'IAAF sommes confiants qu'un autre commanditaire en titre sera trouvé dans un proche avenir», a déclaré Nick Davies, porte-parole de l'IAAF.

Presque au même moment, Samsung a annoncé un partenariat de commandite avec Usain Bolt, «qui est, par-dessus tout, le symbole de l'athlétisme», a déclaré Davies.

Les experts en parrainage estiment que l'accord de Samsung est une décision d'affaires qui pourrait être fondée sur l'idée que la compagnie pourrait obtenir plus de visibilité avec Bolt plutôt qu'avec la Ligue de diamant.

Les Fédérations sportives comme l'IAAF et l'ISU ont été invitées à se tourner vers l'Asie, où l'économie est encore en assez bonne santé par rapport à l'Europe.

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