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Gatineau: le tireur ne visait pas les enfants de la garderie, selon la police

08/04/2013 02:40 EDT | Actualisé 08/06/2013 05:12 EDT

GATINEAU, Qc - Avant d'ouvrir le feu dans une garderie de Gatineau, vendredi, Robert Charron a demandé au personnel de faire sortir les 53 enfants qui se trouvaient sur les lieux.

«Le sang-froid et les réactions exemplaires des intervenants de la garderie ont permis d'éloigner les enfants», a révélé le chef du Service de police de la ville de Gatineau (SPVG), Mario Harel, dans un point de presse, lundi après-midi.

Mais bien que le tireur ne visait pas les bambins, certains d'entre eux ont pu être témoins du drame, a spécifié M. Harel. Les enquêteurs ne devraient toutefois pas avoir besoin de les interroger.

C'est à 10h27 qu'un appel d'urgence a été logé, vendredi. Trois minutes plus tard, les policiers arrivaient sur les lieux. Ils y ont trouvé le tireur, déjà mort, étendu au sol, un fusil de chasse à ses côtés. Une arme qui était dûment enregistrée.

Un autre homme a été atteint mortellement par les coups de feu tirés à l'intérieur de la garderie. Il s'agit de Neil Galliou, un citoyen français âgé de 38 ans qui était au pays depuis moins d'un an pour parfaire ses connaissances professionnelles.

«Selon sa famille, il souhaitait retourner en France dans un avenir rapproché pour mettre à profit ses connaissances, notamment pour inculquer aux enfants un éveil artistique», a rapporté M. Harel.

La police a confirmé que la directrice de la garderie avait mis un terme à la relation amoureuse qu'elle entretenait avec Robert Charron quelques jours avant le drame.

M. Harel a toutefois refusé de confirmer la thèse du triangle amoureux pour expliquer ce meurtre suivi d'un suicide. «Aucune information ne permet aux enquêteurs de porter une telle conclusion», a-t-il spécifié.

Il est toutefois clair que la directrice était directement visée par l'attaque violente de Robert Charron. Le suspect l'a aspergée de liquide inflammable, en plus d'en épandre dans son bureau. Il a tenté d'allumer un brasier, mais sans succès.

Robert Charron a facilement eu accès à la garderie Les Racines de vie Montessori, sise dans deux édifices situés aux 225 et 229 rue Gamelin, dans le secteur Hull, puisqu'il y travaillait comme homme à tout faire.

«Il était un visage familier dans l'environnement de la garderie, ce qui lui a permis de rentrer à l'intérieur des lieux», a justifié M. Harel.

Des autopsies sur les corps des deux hommes devaient être réalisées, lundi, à Montréal.

Une perquisition au domicile du suspect a notamment permis de saisir une lettre, qui pourrait aider les enquêteurs à comprendre le fil des événements.

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