POLITIQUE

Signature de deux ententes Canada-Québec sur la gestion des forêts

08/04/2013 04:00 EDT | Actualisé 08/06/2013 05:12 EDT
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MONTRÉAL - Les gouvernements du Québec et du Canada ont signé, lundi, deux ententes touchant la gestion des forêts québécoises pour lesquelles chacun a prévu octroyer près de 12 millions $.

La première entente, évaluée à 9,9 millions $ pour chaque ordre de gouvernement, a trait aux activités de sylviculture. Elle aura cours jusqu'au 31 mars 2014.

Les activités qui pourront bénéficier de cette entente sont celles qui touchent la planification, le suivi et le contrôle des activités sylvicoles, la production et le transport de plants, les traitements avec récupération de bois et l'éclaircie commerciale.

La seconde entente, évaluée à 2 millions $ pour Québec et 2 millions $ pour Ottawa, concerne les chemins à vocation faunique et multiressource. Elle sera en vigueur jusqu'au 31 mars prochain également.

Les collectivités qui voudront accroître leur potentiel touristique en réalisant des travaux de restauration de traverses de cours d'eau sur les chemins à vocation faunique ou multiressource pourront se prévaloir de cette entente.

L'annonce de la signature de ces deux ententes Canada-Québec a été faite à Roberval par le ministre fédéral Denis Lebel, responsable de l'Agence de développement économique du Canada pour le Québec, et la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet.

L'industrie forestière représente 60 000 emplois au Québec, selon le ministre Lebel. Bien qu'il affirme que le gouvernement fédéral a investi 300 millions $ depuis 2006 dans les «collectivités forestières», l'industrie de la forêt commence à peine à remonter la pente, après plusieurs années de disette.

De son côté, la ministre Ouellet a dit croire que ces investissements de près de 24 millions $ _ si on additionne les fonds prévus par les deux ordres de gouvernement _ «auront des effets tangibles sur le terrain», dans les collectivités forestières.

«La mise en oeuvre du nouveau régime forestier et la reprise graduelle du secteur forestier laissent entrevoir l'avenir de façon positive pour l'ensemble des travailleurs», a affirmé la ministre Ouellet.