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Des opposants à la minicentrale de Val Jalbert s'enchaînent au téléphérique

08/04/2013 10:48 EDT | Actualisé 08/06/2013 05:12 EDT

VAL JALBERT, Qc - Cinq militants réclamant la fin des travaux à la minicentrale de Val-Jalbert, au Lac-Saint-Jean, se sont enchaînés au téléphérique qui surplombe la chute vers trois heures du matin, lundi, mais leur occupation a été de courte durée.

La Sûreté du Québec (SQ) est intervenue peu avant 10h00, lundi matin, pour déloger les militants de leur position.

Selon un représentant de la Fondation rivières, qui s'était rendu sur place en appui aux militants, les policiers ont fracassé les vitres des deux cabines de téléphérique pour maîtriser les manifestants.

Une porte-parole de la Sûreté du Québec, Hélène Nepton, a indiqué que les militants n'ont pas opposé de résistance lorsque les policiers sont intervenus.

Ceux-ci se réclament du Front de libération de la Ouiatchouan, du nom de la rivière qui est au centre de la controverse. Ils font valoir que le projet ne bénéficie pas de l'appui de la population et qu'il sera déficitaire, comme l'a déjà reconnu le gouvernement du Québec.

Le cinq militants — quatre hommes et une femme âgés de 21 à 59 ans — pourraient faire face à des accusations de méfaits et d'introduction par effraction.

Le Front de libération de la Ouiatchouan et la Fondation Rivières accusent le gouvernement de Pauline Marois d'aller de l'avant avec ce projet dans le seul but d'offrir, selon leur expression, un «cadeau politique» à Bernard Généreux, le président de la Fédération québécoise des municipalités et candidat péquiste défait aux élections du 4 septembre dernier, qui a maintes fois exprimé son appui au projet de minicentrale.

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