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Les rebelles du Darfour dénoncent la conférence de Doha

07/04/2013 01:43 EDT | Actualisé 07/06/2013 05:12 EDT

Les rebelles qui combattent depuis dix ans le pouvoir soudanais au Darfour ont dénoncé dimanche la conférence internationale sur le développement de cette région qui s'est ouverte ce même jour au Qatar.

"Je voudrais condamner très fermement" la conférence de Doha, a déclaré, par téléphone, à l'AFP Abdel Wahid Mohammed Al Nour, qui dirige une faction de l'Armée de libération du Soudan (ALS).

"Pour avoir une conférence des donateurs, il faut d'abord avoir la paix et la sécurité sur le terrain", a-t-il ajouté, estimant que "l'argent n'ira pas aux populations".

Jibril Adam Bilal, du Mouvement pour la Justice et l'Egalité (JEM), a demandé de son côté à la communauté internationale de ne pas "donner au gouvernement du Soudan une occasion de se livrer à des crimes" contre le peuple du Darfour.

La conférence de Doha, qui doit s'achever lundi, fait suite à l'accord de paix signé au Qatar en juillet 2011 entre le gouvernement de Khartoum et une alliance de petits mouvements rebelles. Samedi à Doha, une autre petite faction rebelle a signé un document en ce sens.

Mais les principaux mouvements rebelles, dont le JEM et l'ALS, ont refusé de signer cet accord.

La conférence de deux jours à Doha espère mobiliser 7,2 milliards de dollars sur six ans pour des projets de routes, de l'eau et d'infrastructure au Darfour, où la rébellion s'est alimentée par le manque de développement.

Dix ans après le début du conflit, le nombre des déplacés au Darfour s'élève à 1,4 million sur une population totale de six millions de personnes. Les déplacés vivent dans des camps et dépendent pour vivre de l'assistance des Nations unies et d'organisations humanitaires internationales.

it/mcl/sw

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