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Les forces policières de la Bande de Gaza jouent au coiffeur

07/04/2013 09:37 EDT | Actualisé 07/06/2013 05:12 EDT
AP
Ayman al-Sayed, de 19 años, y Mohammed Hanouna, posan durante una entrevista en Gaza, el domingo 7 de abril de 2013. La policía en Hamas detuvo y rapó a Al-Sayed por traer el cabello de punta como su amigo Hanouna, en el más reciente intento de los islamistas por imponer la versión dura del Islam en Gaza. (Foto AP/Adel Hana)

Les forces policières de la Bande de Gaza — contrôlée par le Hamas — ont commencé à arrêter les jeunes hommes aux cheveux longs ou coiffés en pics, les asseyant dans des jeeps, se moquant d'eux et leur rasant la tête, ont indiqué dimanche deux des personnes visées et un groupe de défense des droits de la personne.

Il s'agit de la plus récente démonstration que les militants islamistes dictent leurs pratiques strictes à la population.

Le Hamas impose lentement son interprétation fondamentaliste de la religion dans une Bande de Gaza déjà conservatrice depuis qu'il a pris le pouvoir dans ce territoire en 2007, mais cette nouvelle pression sur les gens aux cheveux longs ou aux pantalons taille basse — parfois accompagnée de passages à tabac — semble être l'une des phases les plus rigoureuses de cette campagne, jusqu'à maintenant.

Ce durcissement des moeurs a débuté la semaine dernière, et deux personnes ciblées ont indiqué à l'Associated Press qu'elles avaient été embarquées lors de deux patrouilles séparées à Gaza, qui touchaient une vingtaine de jeunes hommes.

Le peintre en bâtiment Ayman al-Sayed, âgé de 19 ans, portait les cheveux aux épaules avant que la police ne l'attrape et ne les lui rase, jeudi.

Les responsables du Hamas ont diminué l'importance de la campagne — une position adoptée par le passé qui permet au groupe de se distancer d'une campagne controversée tout en provoquant la peur chez ceux qui sont ciblés.

Ziad al-Zaza, le premier ministre adjoint de Gaza, a assuré que les tontes de cheveux «étaient un comportement très limité et isolé de la police, et ne continueraient pas».

Le Centre palestinien des droits de la personne a demandé au Hamas d'enquêter sur «les détentions arbitraires et les violations des droits des civils».

La campagne capillaire survient quelques jours après que le parlement dominé par le Hamas eut adopté un projet de loi sur l'éducation qui impose des classes séparées pour garçons et filles à partir de l'âge de neuf ans.