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La Turquie et Israël doivent se réconcilier rapidement, selon John Kerry

07/04/2013 10:35 EDT | Actualisé 07/06/2013 05:12 EDT

Le secrétaire d'État américain John Kerry a exhorté la Turquie à rétablir au plus vite ses liens diplomatiques avec Israël, deux pays alliés des États-Unis que la Maison-Blanche estime essentiels à la stabilité au Moyen-Orient.

Au terme d'une rencontre avec son homologue turc à Ankara, dimanche, le secrétaire d'État a insisté sur l'importance de la normalisation de leurs relations pour la « stabilité du Moyen-Orient » et « le processus de paix » entre Palestiniens et Israéliens.

Le gouvernement turc a toutefois exigé que l'État hébreu mette d'abord fin à tous ses embargos contre les Palestiniens.

Sous la pression des États-Unis, le premier ministre Benyamin Nétanyahou a présenté le 22 mars dernier les excuses de son pays pour la mort de neuf ressortissants turcs lors de l'assaut en 2010 par l'armée israélienne d'une flottille en route pour la bande de Gaza.

Ces excuses ont été aussitôt acceptées par Ankara ce qui a relancé les relations entre les deux pays.

Cette suggestion n'est toutefois pas accueilli chaleureusement pas Israël. La ministre israélienne de la Justice Tzipi Livni, chargée du dossier des négociations avec les Palestiniens, a exclu dimanche que la Turquie joue un rôle actif dans l'immédiat dans la relance du processus de paix.

« Le processus politique doit se dérouler de façon directe entre nous et les Palestiniens », a répondu Mme Livni à la radio publique à une question sur le rôle que pourrait jouer la Turquie dans la relance des négociations gelées depuis septembre 2010.

« L'idée est intéressante, mais cela prendra du temps », a-t-elle ajouté.

Mise en garde pour l'Iran

Le secrétaire d'État américain a également profité de l'occasion pour évoquer le dossier nucléaire iranien et avertir Téhéran que le temps pressait dans les négociations avec les grandes puissances sur son programme nucléaire controversé, « ce n'est pas un processus sans fin », a-t-il répété.

Les négociations avec les puissances occidentales à Almaty au Kazakhstan n'ont pas permis de rapprocher leurs points de vue.

L'Occident et Israël soupçonnent l'Iran de chercher à fabriquer l'arme atomique, ce que Téhéran dément catégoriquement.

Le secrétaire d'État américain sera dimanche en Israël à l'occasion de son troisième séjour dans l'État hébreu en deux semaines. Il rencontrera le président de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, dimanche soir puis Benyamin Nétanyahou et d'autres représentants israéliens et palestiniens lundi.

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