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La relance de l'Initiative de paix arabe, la clé d'une paix au Proche-Orient?

07/04/2013 05:35 EDT | Actualisé 07/06/2013 05:12 EDT
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ISRAEL/GAZA BORDER - ISRAEL - NOVEMBER 20: (ISRAEL OUT) Israeli soldiers prepare their weapons in a deployment area as the conflict between Palestine and Gaza enters its seventh day on November 20, 2012 on Israel's border with the Gaza Strip. Hamas militants and Israel are continuing talks aimed at a ceasefire as the death toll in Gaza reaches over 100 with three Israelis also having been killed by rockets fired by Palestinian militants. (Photo by Lior Mizrahi/Getty Images)

JÉRUSALEM - Un plan de paix pour le Proche-Orient vieux de 10 ans apparaît soudainement comme essentiel en vue de mettre fin à des années d'enlisement entre Israël et les Palestiniens.

Un important responsable palestinien a déclaré dimanche que le secrétaire d'État américain John Kerry, en visite dans la région, avait manifesté de l'intérêt envers la relance de l'Initiative de paix arabe, un plan de 2002 dans le cadre duquel le monde arabe offrait la paix à Israël en échange d'un retrait total de tous les territoires capturés lors de la guerre de 1967. Des responsables arabes ont confirmé que la Ligue arabe était prête à discuter du dossier, lundi.

La proposition était révolutionnaire lorsqu'elle a été présentée par celui qui était alors le prince héritier d'Arabie Saoudite, le roi Abdullah, et plus tard appuyée par les 22 membres de la ligue. Ledit plan a cependant été rejeté dans l'ombre par de violents heurts israélo-palestinens à l'époque, et accueilli avec scepticisme par Israël. La Ligue Arabe l'a de nouveau appuyé en 2007 et, techniquement, l'offre tient toujours.

D'importants obstacles demeurent: Israël n'a pas modifié ses objections au plan, et les Palestiniens ont refusé une demande de M. Kerry pour y apporter des modifications.

Les négociations de paix israélo-palestiniennes sont bloquées depuis 2008, en grande partie en raison de la question des colonies juives en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Les Palestiniens refusent de discuter tandis qu'Israël continue d'installer ses citoyens sur les terres que les Palestiniens désirent inclure au sein de leur futur État. Le premier ministre Benyamin Nétanyahou rejette un retour aux frontières de 1967 et réclame des discussions sans conditions préalables.