NOUVELLES

Pyongyang soutient ne pas être en mesure de garantir la sécurité des ambassades

06/04/2013 02:21 EDT | Actualisé 05/06/2013 05:12 EDT

La Corée du Nord a prévenu vendredi les diplomates étrangers installés dans la capitale qu'elle ne pouvait se porter garante de la sécurité des ambassades dans l'éventualité de l'éclatement d'un conflit.

Pyongyang a ainsi suggéré aux ambassades d'évacuer leur personnel, a confirmé le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, qui a demandé des explications aux autorités nord-coréennes afin de savoir s'il s'agissait d'un ordre ou d'une simple suggestion.

« Cette proposition a été envoyée à toutes les ambassades à Pyongyang, a exposé M. Lavrov. Nous tentons maintenant de clarifier la situation. Nous avons posé quelques questions nécessaires à nos voisins de la Corée du Nord. »

Une vingtaine de nations ont une ambassade dans la capitale nord-coréenne.

Lors de son passage en Ouzbékistan, vendredi, le diplomate en chef de la Russie aurait déclaré qu'il était en contact avec la Chine, les États-Unis, le Japon et la Corée du Sud, afin de tenter de déterminer quels pourraient être les motifs derrière cette annonce.

La diplomatie britannique a confirmé avoir reçu le même avertissement: « L'ambassade britannique à Pyongyang a reçu une communication du gouvernement nord-coréen ce matin (vendredi) dans laquelle le gouvernement de la Corée du Nord dit qu'il sera incapable de garantir la sécurité des ambassades et des organisations internationales au pays dans l'éventualité d'un conflit à partir du 10 avril », a-t-on indiqué par voie de communiqué.

Le ministère des Affaires étrangères, le Foreign Office, estime qu'il s'agit d'un nouvel exemple de la rhétorique belliqueuse à laquelle la Corée du Nord s'adonne afin de présenter les États-Unis comme une menace aux yeux du reste du monde.

La Grande-Bretagne a signalé qu'elle tentait de déterminer quelles seraient les prochaines étapes à mettre en oeuvre, mais a spécifié n'avoir pas l'intention de se retirer de Pyongyang à l'heure actuelle.

D'autres pays ayant des missions diplomatiques en territoire nord-coréen, dont la République tchèque, la Roumanie et la Bulgarie, ont dit évaluer la situation attentivement. Si Prague a affirmé ne pas avoir l'intention de se retirer, Bucarest et Sofia ont dit être en discussion avec l'Union européenne à ce sujet.

De son côté, le secrétaire des Nations unies, Ban Ki-moon, s'est penché vendredi sur le contenu de ce message.

L'organisation internationale a affirmé que son personnel continuait à travailler avec la Corée du Nord.


Associated Press

PLUS:rc