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La Russie restreindrait les importations de viande canadienne

06/04/2013 03:22 EDT | Actualisé 05/06/2013 05:12 EDT

La Russie pourrait apporter de nouvelles restrictions à ses importations de viande en provenance du Canada, une situation surveillée de près par les producteurs de porcs et de bœufs du pays.

De nouvelles lignes directrices attendues lundi pourraient concerner la ractopamine, un additif alimentaire qui permet d'obtenir de la viande maigre.

Depuis décembre, la Russie a réduit ses importations de viandes canadiennes qui contiennent ce produit.

Le ministre de l'Agriculture Gerry Ritz souligne que le gouvernement est « déçu » de la mise en place de ces nouvelles normes.

« Notre gouvernement est déçu que malgré nos efforts de collaboration, le gouvernement russe soit allé de l'avant avec cette mesure qui ne se fonde pas sur des données scientifiques », a-t-il déclaré dans un courriel.

Des éleveurs inquiets

Les nouvelles restrictions empêcheraient toute la viande bovine canadienne d'entrer en Russie, selon l'Association canadienne des éleveurs de bovins (Canadian Cattlemen's Association).

La Russie a importé environ 15 millions de dollars de produits issus de bovins depuis le Canada l'an dernier, précise-t-elle.  

Le directeur de l'association, John Masswohl, soutient qu'il ne s'agit pas d'inquiétudes relatives à la santé puisque la quantité de ractopamine donnée au bétail est bien en deçà des limites internationales.

« La vérité est que les coûts de la viande et du bétail sont bas en Russie et qu'ils veulent empêcher que de la viande soit importée », a-t-il dit.

Le président de Canada Porc International, Jacques Pomerleau, affirme de son côté que les producteurs de porcs devront réviser certaines normes s'ils veulent continuer d'exporter leurs produits vers la Russie.

L'association estime que la Russie est le troisième plus grand marché pour le porc canadien, avec des importations qui ont atteint 500 millions de dollars l'an dernier.

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