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05/04/2013 07:16 EDT | Actualisé 05/06/2013 05:12 EDT

Une technologie canadienne derrière le boom pétrolier au Dakota et au Montana

La technologie qui a permis d'exploiter les réserves pétrolières au Montana et au Dakota du Nord, mais aussi ailleurs en Amérique du Nord, provient d'une entreprise albertaine.

Dans une usine d'Edmonton, l'entreprise albertaine Packers Plus développe des outils qui permettent la fracturation hydraulique à étapes multiples.

Avec cette technique, des tuyaux sont insérés en profondeur dans le sol, avant de bifurquer à 90 degrés. Puis, des balles dont la grosseur varie entre celle d'une boule de billard et celle d'une balle de baseball y sont envoyées. Quand d'importantes quantités d'eau, de sable et de produits chimiques sont injectées dans les tuyaux, la présence des balles les bouchant permet de créer la pression nécessaire pour fracturer la roche et libérer à plusieurs endroits le pétrole qui s'y trouve.

Packers Plus, créée en 2000, a développé cette technique novatrice qui permet de faire en quelques heures ce qui pouvait auparavant prendre un mois. 

« Ce que nous observons, c'est le changement le plus rapide qu'il y ait jamais eu dans l'industrie de l'énergie! », précise le président-fondateur, Dan Themig, qui ne cache pas son enthousiasme. Selon lui, cette évolution permet par exemple aux États-Unis d'exploiter le gaz et le pétrole comme jamais auparavant et de jouer dans la cour des grands producteurs.

Responsabilité environnementale

Aux détracteurs de la fracturation hydraulique,  M. Themig répond que  son entreprise n'a aucun avantage à être une source de problèmes. « Nous devons être responsables vis-à-vis de l'environnement. Nous devons nous assurer que nos pratiques le préserveront », précise-t-il. 

Ses propos ne rassurent pas tout à fait Churck Nerud, propriétaire d'un ranch à Circle, au Montana. Le pipeline Keystone XL doit passer sur sa propriété, que des pétrolières du Dakota du Nord voisin lorgnent aussi. Il craint que l'activité pétrolière ne compromette les quantités et la qualité de ses réserves d'eau, essentielles à ses activités agricoles.

Toutefois, il sait qu'il fera face à un dilemme au cours des prochaines années. « C'est quelque chose qu'il faut décider : veut-on l'argent ou l'eau », dit-il en concluant.

D'après le quatrième reportage d'une série produite par Raphaël Bouvier-Auclair, à ne pas manquer au Téléjournal Alberta


Animation audiovisuelle (en anglais) de la technologie de fracturation à étapes multiples de Packers Plus

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