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Un homme qui dit être un Canadien affirme avoir été torturé en Mauritanie

05/04/2013 11:51 EDT | Actualisé 05/06/2013 05:12 EDT

TORONTO - Un citoyen de l'Ontario qui a prétendument voyagé avec deux Canadiens tués lors d'une attaque mortelle en Algérie prétend avoir été torturé et battu dans une prison africaine, selon ce qu'a rapporté le réseau anglais de Radio-Canada, vendredi.

CBC News dit avoir interviewé Aaron Yoon d'une prison de la Mauritanie où, affirme-t-il, il est détenu depuis deux ans.

CBC a diffusé des segments de l'entrevue vendredi.

L'homme interviewé dit ignorer comment les deux Canadiens tués en Algérie avaient établi des liens avec des militants, et le réseau CBC ajoute que l'homme nie avoir été mêlé à des activités terroristes.

Dans les segments d'entrevue diffusés vendredi, l'homme accuse aussi le gouvernement canadien de n'avoir rien fait pour l'aider. Le gouvernement du Canada a dit savoir qu'un Canadien était détenu à l'étranger.

Yoon a voyagé outre-mer avec Ali Medlej et Xristos Katsiroubas, les deux hommes dont les dépouilles ont été découvertes sur le site d'un complexe gazier algérien. Les trois hommes sont originaires de London, en Ontario.

La Gendarmerie royale du Canada a été appelée à la rescousse des autorités algériennes dans leur enquête sur ce siège au cours duquel au moins 38 otages et 27 autres militants ont été tués.

Les autorités policières ont tenu une conférence de presse cette semaine durant laquelle elles ont déclaré que les enquêteurs continuaient de récolter des éléments de preuve. Elles cherchent aussi à déterminer les circonstances qui ont poussé MM. Medlej et Katsiroubas à quitter le Canada.

Elles ont par ailleurs demandé aux citoyens de les contacter s'ils détiennent des informations relatives à des individus ayant quitté le Canada pour participer à des complots terroristes.

MM. Medlej et Katsiroubas sont soupçonnés d'avoir joué des rôles importants dans les attaques, qui remontent au mois de janvier.

La police n'a dévoilé aucune autre information au sujet des deux hommes ou d'autres suspects potentiels, pour ne pas nuire à l'enquête.

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