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Trois arrestations et 279 interpellations lors d'une brève manif au centre-ville

05/04/2013 07:34 EDT | Actualisé 05/06/2013 05:12 EDT

MONTRÉAL - Trois personnes ont été arrêtées pour avoir enfreint le Code criminel et 279 autres ont été interpellées en vertu des règlements municipaux lors d'une brève manifestation au centre-ville de Montréal, vendredi soir.

Le sergent Laurent Gingras, porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal, a indiqué que les trois personnes arrêtées en vertu du Code criminel avaient commis des voies de fait à l'endroit de policiers. Selon le sergent Gingras, aucun acte de violence ni méfait n'a été commis, mais un policier a subi une légère blessure à une cheville. Aucun manifestant n'a été blessé, a également fait savoir le sergent Gingras.

Cette manifestation, qui visait à dénoncer le règlement P-6 de la Ville de Montréal, a rapidement été interrompue par les autorités policières.

Plusieurs dizaines de personnes s'étaient réunies au Parc Émilie-Gamelin à 18h, mais parce que les manifestants n'ont pas présenté l'itinéraire, les policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ont aussitôt déclaré le rassemblement illégal, en vertu... du règlement P-6.

Et quelques instants à peine après que les participants eurent pris la rue, soit vers 18 h 40, les policiers les ont encerclés dans une souricière sur le boulevard Maisonneuve, entre les rues Saint-Hubert et Berri. Des journalistes, dont le représentant de La Presse Canadienne, ont fait partie des personnes coincées dans cette interpellation de masse. Le boulevard Maisonneuve a été fermé aux automobilistes pendant quelques heures, mais à 21 h 30, la circulation automobile avait repris son cours normal.

La manifestation était organisée par la Convergence des luttes anticapitalistes de Montréal (CLAC) qui, sur son site web vendredi, annonçait une «manifestation familiale et une action de désobéissance civile. Les responsables de la CLAC avaient pris la peine de prévenir qu'ils ne donneraient pas le trajet de la manifestation, «ce qui signifie qu'il y a un risque d'être encerclés et de recevoir des contraventions», avaient-ils aussi écrit.

«Nous pressons toutes les personnes qui veulent défendre notre capacité de manifester spontanément sans la permission de la police à venir appuyer cette action en grand nombre», a aussi annoncé la CLAC.

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