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05/04/2013 11:11 EDT | Actualisé 05/06/2013 05:12 EDT

Meurtre dans une garderie : l'identité d'une victime est dévoilée (PHOTOS)

Agence QMI

Les circonstances entourant le drame qui a causé tout un émoi dans une garderie de Gatineau vendredi matin s'éclaircissent peu à peu. Un tireur aurait fait irruption dans la garderie avant d'abattre un employé. Il se serait ensuite dirigé dans l'édifice voisin où il se serait enlevé la vie.

Les deux résidences de la rue Gamelin, dans le secteur de Hull, abritent les locaux de la garderie Les racines de vie Montessori.

Vendredi soir, les policiers ont confirmé qu'un des deux hommes morts était Robert Charron, 49 ans, un résident de Denholm, situé au nord de Gatineau. Il s'agit du tireur, mais la police s'abstient de commenter. L'identité de l'employé abattu, un Français de 38 ans, n'a pas été dévoilée. Les policiers souhaitent laisser le temps à la famille d'aviser les proches de façon convenable.

L'employé a été tué dans la pouponnière de la garderie, où se trouvaient cinq bébés qui ont été témoins de la scène. Le tireur s'est ensuite dirigé dans l'autre bâtiment de la garderie où il aurait tenté de s'en prendre à la directrice de l'établissement, son ex-conjointe. Elle aurait réussi à prendre la fuite. Robert Charron s'est alors caché dans une pièce vide, où il s'est enlevé la vie, à l'abri du regard des 48 enfants présents à cet endroit.

Selon les policiers, le tireur aurait mal accepté sa rupture conjugale récente. Ils ajoutent qu'aucune information n'indique que l'événement est lié à un triangle amoureux.

Les événements ont créé une onde de choc dans la communauté.

Rappel des faits

Les policiers ont reçu un appel d'urgence peu après 10 h 25, vendredi matin, au sujet d'un homme armé et menaçant dans une garderie. À leur arrivée, ils ont découvert une arme de chasse près d'un corps.

Des policiers transportent les enfants de la garderie dans des autobus.

Les 53 enfants, dont cinq bébés, et les éducateurs ont été placés rapidement en sécurité à la suite des événements. Les policiers ont ensuite amené les enfants à bord d'autobus.

Plusieurs parents sont arrivés sur place dans les minutes suivant l'événement. Certains d'entre eux étaient affolés puisqu'ils ne savaient pas dans quel état se trouvait leur enfant.

Le maire de Gatineau, Marc Bureau, a exprimé de la sympathie envers les parents des enfants présents à la garderie et les employés. Il a rappelé qu'ils peuvent demander du soutien psychologique au Centre d'aide aux victimes d'actes criminels ou au Centre d'aide 24/7.

Par ailleurs, des autopsies seront pratiquées sur les corps des deux hommes la semaine prochaine.

Les voisins en aide

Les enfants et les éducateurs de la garderie se sont rapidement réfugiés dans la maison de Louise Robitaille, une voisine de la garderie qui avait déjà offert sa maison en cas d'évacuation. Au départ, elle a remarqué que les enfants se promenaient sur son terrain sans manteau et que plusieurs étaient en pleurs. Elle les a ensuite accueillis, avec l'aide du propriétaire de sa résidence, qui habite à l'étage.

Louise Robitaille a indiqué que certains enfants avaient vu « un chasseur » dans la garderie. Pour les calmer, Mme Robitaille a décidé de leur lire des histoires. Des employés de l'Hôpital de Hull, située en face de la résidence, ont apporté de la nourriture aux enfants.

Par ailleurs, Marie-Claude Le Clair a confié que sa petite-fille était à l'intérieur de la garderie au moment du drame. « Elle a vu quelqu'un avec fusil et elle a pensé que c'était un jouet », a-t-elle indiqué. L'enfant a raconté avoir suivi les consignes de sécurité des éducatrices dès que l'une d'entre elles a utilisé un sifflet.

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