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L'Ouganda va continuer à traquer la LRA et Kony en Centrafrique, selon l'ONU

05/04/2013 02:50 EDT | Actualisé 05/06/2013 05:12 EDT

Les troupes ougandaises continueront de participer à la traque de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) et de son chef Joseph Kony en Centrafrique, a affirmé vendredi l'ONU.

Le changement de régime à Bangui "n'a pour l'instant aucune incidence" sur la détermination des autorités ougandaises à lutter contre la LRA, a déclaré l'envoyé spécial de l'Union africaine pour la LRA Francisco Madeira. "Il n'y a aucune raison d'envisager une quelconque suspension de la participation de l'UPDF", les forces de défense ougandaises, a-t-il ajouté.

Selon un communiqué de l'ONU, M. Madeira a fait cette déclaration à l'issue d'une réunion mercredi à Kampala entre l'UA, l'ONU et les ministres ougandais des Affaires étrangères et de la Défense.

"Nous ne devons pas donner la moindre occasion à Joseph Kony et à ses éléments de croire qu'il y a un relâchement et qu'ils peuvent continuer à commettre des exactions en toute impunité", a affirmé le représentant spécial de l'ONU pour l'Afrique centrale Abou Moussa.

Toujours selon l'ONU, MM. Madeira et Moussa ont rencontré jeudi l'ambassadeur américain en Ouganda Scott DeLisi qui leur a confirmé le maintien des conseillers militaires américains déployés pour aider les pays de la région dans la traque de la LRA.

L'armée ougandaise avait annoncé mercredi avoir suspendu sa traque de la LRA et de Kony en Cantrafrique, à la suite de la prise du pouvoir par la rébellion Séléka à Bangui.

"Nous avons suspendu nos opérations contre la LRA jusqu'à nouvel ordre," avait déclaré le porte-parole de l'armée, Felix Kulayigye. "Nous ne retirons pas nos soldats de Centrafrique, mais ils sont rassemblés sur nos bases."

La Séléka a pris le pouvoir à Bangui il y a dix jours, renversant le président François Bozizé.

L'Ouganda a déployé plus de 1.000 hommes pour traquer les combattants de la LRA dans la jungle de l'est de la Centrafrique. L'opération est appuyée par l'UA.

Le porte-parole de l'armée ougandaise a expliqué que l'UA ne reconnaissant pas la Séléka, il lui était impossible de poursuivre ses opérations.

Joseph Kony se cacherait aux confins de la Centrafrique, du Soudan du Sud et du Soudan. Comme trois de ses adjoints, il est inculpé par la Cour pénale internationale (CPI) de crimes contre l'humanité et crimes de guerre.

avz/mdm

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