NOUVELLES
05/04/2013 07:25 EDT | Actualisé 05/06/2013 05:12 EDT

Les ports chiliens sont paralysés par la grève

SANTIAGO, Chili - Le mouvement de grève qui se propage à travers les ports chiliens bloque les exportations de cuivre, de fruits et de pâte de bois, en plus de réduire des milliers de travailleurs à l'inactivité.

Le Chili est le principal producteur mondial de cuivre. Le mouvement de protestation a débuté il y a plus de deux semaines dans le port d'Angamos, dans le nord du pays, quand les débardeurs ont réclamé une période de repas de 30 minutes et un espace où installer une cafétéria.

Les débardeurs d'autres ports du nord du Chili se sont joints au mouvement en guise de solidarité, infligeant des pertes énormes aux secteurs minier, fruitier et forestier.

Le ministre chilien des Mines, Hernan de Solminihac, a révélé que les ports touchés gèrent environ 60 pour cent de toutes les cargaisons de cuivre. Pour leur part, des dirigeants de la société minière publique Codelco ont indiqué à l'Associated Press qu'environ 60 000 tonnes métriques de son minerai de cuivre sont coincées dans les ports et que la compagnie a perdu plus de 500 millions $ US depuis le début de la grève, il y a 21 jours.

Le Chili est aussi un important exportateur de vin, de saumon et de fruits, et les responsables de ces secteurs s'inquiètent des répercussions de la grève.

Plusieurs petits fermiers pourraient être poussés à la faillite. Certains ont décidé de cesser de récolter leurs fruits, puisqu'il n'y a plus d'espace pour les entreposer. Le groupe fruitier Fedefruta rapporte 1600 conteneurs coincés au port de San Antonio et évoque des pertes de 50 millions $ US à ce jour, un montant qui pourrait atteindre 400 millions $ US si la grève se poursuit jusqu'à la fin avril.

Le cuivre génère à lui seul un tiers des revenus du gouvernement chilien tandis que le secteur agricole est responsable de 800 000 emplois, soit 10 pour cent de toute la main d'oeuvre chilienne.

PLUS:pc