NOUVELLES

Le pétrole finit en recul à New York après les chiffres sur l'emploi aux USA

05/04/2013 03:03 EDT | Actualisé 05/06/2013 05:12 EDT

Les cours du pétrole ont continué à s'enfoncer vendredi à New York, ébranlés par des données décevantes sur l'emploi américain qui ravivaient des inquiétudes sur la vigueur de la croissance économique du pays et, par ricochet, sur sa demande de brut.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en mai a glissé de 56 cents pour terminer à 92,70 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Les cours, qui avaient déjà fortement chuté au cours des deux séances précédentes, ont creusé leurs pertes vendredi après la publication du rapport mensuel sur l'emploi aux Etats-Unis, que les investisseurs attendaient avec anxiété.

"Le marché a été très déçu, non seulement pas le faible nombre d'emplois créés mais aussi par le fait que de nombreuses personnes semblent avoir tout simplement quitté le marché du travail", a relevé l'analyste indépendant Andy Lipow.

Si le chômage a continué de baisser aux Etats-Unis en mars pour s'établir à 7,6%, son niveau le plus faible depuis décembre 2008, les embauches ont de fait nettement ralenti, le solde net des créations d'emploi étant divisé par trois, à 88.000 nouveaux postes.

C'est son niveau le plus faible depuis juin 2012, et il se révèle nettement inférieur à la prévision médiane des analystes qui anticipaient 192.000 embauches nettes en mars.

Le chômage a en fait baissé pour une mauvaise raison: la baisse de la population active, le taux d'activité tombant à 63,3%, soit son niveau le plus faible depuis 1979.

Ces chiffres "font pression sur les prix du brut et des produits pétroliers car si les gens n'ont plus de travail, ils n'ont pas d'argent à dépenser", a souligné M. Lipow.

Les cours du pétrole ont par ailleurs pâti d'une "baisse de la prime de risque géopolitique avec la reprise des négociations entre l'Iran et les grandes puissances", a relevé Bart Melek, de TD Securities.

Réunis à Almaty, au Kazakhstan, des représentants de Téhéran et des pays du groupe 5+1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU --Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Chine-- plus l'Allemagne), n'ont toutefois pas progressé dans les pourparlers.

jum/sl/are

PLUS:afp