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05/04/2013 08:34 EDT | Actualisé 05/06/2013 05:12 EDT

Le boulevard Pie-lX aura un service de bus rapide, mais en 2017

Le projet de service rapide par bus du boulevard Pie-lX avance lentement, mais il sera terminé en 2017, assure la Société de transport de Montréal (STM), ajoutant néanmoins qu'il faudra que les partenaires impliqués dans le projet s'entendent.

Le Système rapide par autobus (SRB) comprendra deux voies exclusivement réservées aux autobus au centre du boulevard Pie-IX, entre la rue Notre-Dame et l'autoroute 440, à Laval. Il reliera ainsi les villes de Laval et de Montréal par un axe qui sera emprunté par 53 000 personnes par jour.

L'ajout de voies réservées sur la rue Notre-Dame permettrait de porter à 70 000 personnes par jour le nombre d'utilisateurs de ce service, selon les prévisions de la Ville de Montréal.

Mais présentement, les seuls travaux en voie de réalisation sont ceux du réaménagement de l'intersection des boulevards Pie-IX et Henri-Bourassa, commencés l'an dernier. Pour le reste, l'avant-projet définitif est terminé et a été déposé afin d'avoir les commentaires des partenaires de l'Agence métropolitaine de transport (AMT), soit les villes de Montréal et Laval ainsi que la STM.

Même si les agences de transports et les municipalités s'entendent, les Montréalais ne devraient pas pouvoir utiliser le SRB avant 2017. « C'est dû à toutes sortes d'éléments. Il y a des éléments de gouvernance, des éléments de plans d'investissements, des éléments, bien sûr, de négociations et avec beaucoup de parties prenantes qui peuvent dire non », explique Michel Labrecque, président de la STM.

Un bus nouveau genre qui coûtera moins cher

En juin dernier, les arrondissements Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, Rosemont-La-Petite-Patrie et Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension ont finalement approuvé le projet modifié. M. Labrecque assure que les Montréalais découvriront un tout nouveau genre de bus grâce au SRB, qui sera plus efficace et surtout dix fois moins dispendieux que la construction d'une ligne de métro. Il estime que la construction d'une ligne de métro coûterait 150 millions de dollars par kilomètre, alors que celle d'un trajet d'autobus revient à 15 millions de dollars par kilomètre. « C'est pas un métro, mais c'est presque la réinvention de l'autobus », affirme M. Labrecque.

Les autobus articulés circuleront au centre du boulevard, dans le sens de la circulation. Le trajet comptera une vingtaine de stations sur une dizaine de kilomètres. La STM a d'autres projets de service rapide par bus dans ses cartons. Elle veut aussi doubler le nombre de kilomètres de voies réservées sur son réseau.

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