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Bamako dit vouloir respecter le processus électoral 

05/04/2013 04:26 EDT | Actualisé 04/06/2013 05:12 EDT

En visite officielle au Mali, Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères, a insisté sur le besoin de mettre en branle un processus de réconciliation. Il a également soutenu qu'il était essentiel de respecter les échéances pour le retrait des troupes françaises et pour la tenue des élections.

M. Fabius a affirmé que la rébellion touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) devra éventuellement déposer les armes. « Dans un pays démocratique, il ne peut pas y avoir deux armées », a-t-il ajouté.

Paris et la communauté internationale insistent sur la nécessité d'avoir un régime légitime en place. Selon M. Fabius, il est possible d'avoir un scrutin en juillet, comme prévu. Le premier ministre malien, Diango Cissoko, a dit espérer que ce serait possible. « C'est un pari. Mais c'est un engagement fort du gouvernement malien », a-t-il assuré.

Certains ont pourtant des doutes sur la possibilité de tenir des élections dans un délai si court, en raison de l'instabilité dans le nord du pays et du nombre important de déplacés et réfugiés. Le ministre de l'Administration des territoires a toutefois expliqué que le Mali avait décidé d'inscrire les déplacés dans le bureau de vote qu'ils choisiront et que des arrangements seraient pris avec les pays voisins pour permettre aux réfugiés de participer au scrutin.

L'offensive française, entamée en janvier, a permis de reprendre les grandes villes du nord du Mali des mains des islamistes. Mais les actes de guérilla se poursuivent, alors que Paris compte retirer la moitié de ses 4000 soldats d'ici juillet.

L'armée malienne, appuyée par des avions de chasse français, a encore dû affronter dimanche un groupe de djihadistes à Tombouctou.

La France a proposé au gouvernement malien de conserver une force d'appui d'un millier d'hommes équipée pour lutter contre le terrorisme.

L'armée malienne a entrepris cette semaine une formation de 15 mois donnée par les forces militaires de l'Union européenne. Le premier bataillon formé devrait être opérationnel en juillet.

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