POLITIQUE
04/04/2013 09:37 EDT | Actualisé 04/06/2013 05:12 EDT

Rassemblement contre la réforme de l'assurance-emploi

Agence QMI

Quelques centaines de personnes ont assisté jeudi soir à Montréal à un spectacle contre la réforme de l'assurance-emploi. Au cours de la soirée, de nombreux artistes, dont les Zapartistes et les Porn Flakes, ont dénoncé en musique et en humour ce qu'ils qualifient de « saccage » du régime par le gouvernement Harper.

De nombreux politiciens ont pris part au rassemblement, dont des députés des partis d'opposition à Ottawa et à Québec, unanimes dans leur contestation de la réforme.

Denis Coderre, député du Parti libéral du Canada dans Bourassa a soutenu que la réforme était une « erreur monumentale ». « Il faut envoyer le message à M. Harper qu'il est le premier ministre de tous les Canadiens. On est en train de vider les régions », a-t-il soutenu.

Alexandre Boulerice, député de Rosemont-La Petite-Patrie et porte-parole du Nouveau parti démocratique en matière de travail, a affirmé que son parti allait « harceler » le gouvernement conservateur sur le dossier. « C'est l'argent des travailleurs et des travailleuses; il faut que ce soit respecté. »

Pour sa part, Daniel Breton, député du Parti québécois dans Sainte-Marie-Saint-Jacques, a dit craindre que la réforme ne « dévitalise les régions ».

La soirée était organisée par la Coalition québécoise contre la réforme de l'assurance-emploi, qui promet la tenue d'autres événements pour maintenir la pression sur le gouvernement, dont une manifestation nationale le 27 avril.

Le mouvement de contestation contre la réforme est concentré dans l'Est du pays, où la proportion de travailleurs saisonniers est plus élevée. Avec les nouvelles mesures entrées en vigueur en janvier 2013, ces travailleurs sont tenus de chercher un emploi à 70 % de leur rémunération précédente et jusqu'à une heure de route de leur domicile, faute de quoi ils perdent leurs prestations.

Une commission d'examen sur l'assurance-emploi

Mercredi, le gouvernement du Québec a annoncé la création d'une commission nationale d'examen sur l'assurance-emploi, présidée par l'ancien chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, et l'ancienne ministre péquiste Rita Dionne-Marsolais, qui va parcourir le Québec afin de prendre le pouls de la population sur la réforme. Les partis d'opposition l'ont dénoncée à l'unanimité, décriant l'utilisation de fonds publics à des fins partisanes.

Pour sa part, la Coalition québécoise contre la réforme de l'assurance-emploi a dit « apprécier » la mise sur pied de cette commission. Les porte-parole se sont dits prêts à « donner la chance au coureur », tout en soulignant qu'elle ne remplacerait pas la mobilisation.