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04/04/2013 01:49 EDT | Actualisé 04/06/2013 05:12 EDT

Procès Berlusconi: «Ruby» dénonce les tactiques des procureurs

MILAN - La Marocaine qui est au coeur du procès Silvio Berlusconi a accusé jeudi les procureurs de lui faire subir des pressions de nature psychologique et de manipuler ses témoignages pendant les interrogatoires.

Karima el-Mahroug, alias «Ruby», a lu une déclaration de six pages dans laquelle elle nie être une prostituée, soutient qu'elle n'a jamais eu de rapports sexuels avec Silvio Berlusconi et supplie la cour d'écouter sa version des faits.

Elle a dénoncé la «torture psychologique» que lui feraient subir des gens qui prétendent l'aider et a accusé les médias de diffamation. La jeune femme de 21 ans a toutefois reconnu qu'elle avait menti dans le passé pour cacher ses origines modestes.

Silvio Berlusconi, âgé de 76 ans, est accusé d'avoir eu des relations sexuelles avec Karima el-Mahroug en échange d'argent alors que celle-ci était encore mineure pendant les fêtes «bunga bunga» qui se tenaient dans sa villa de Milan, et d'avoir ensuite tenté de le cacher. Les deux ont nié avoir eu des rapports sexuels.

Le «Rubygate» a éclaté en 2010, lorsque des informations selon lesquelles Silvio Berlusconi aurait tenté d'intervenir auprès des policiers après que Karima el-Mahroug eut été accusée d'avoir volé 3000 euros ont fait surface.

L'ancien premier ministre a affirmé être intervenu afin d'éviter un incident diplomatique, pensant que la jeune femme faisait partie de la famille de Hosni Moubarak, qui était à l'époque président de l'Égypte.

Karima el-Mahroug a montré jeudi un vieux passeport dans lequel il est écrit que son nom de famille est Moubarak. La jeune femme a affirmé qu'il s'agissait d'une simple erreur administrative et admis qu'il lui est arrivé de mentir dans le passé en se faisant passer pour une membre de la famille du leader égyptien.

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