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04/04/2013 10:29 EDT | Actualisé 04/06/2013 05:12 EDT

L'aéroport de Tunis sous haute sécurité pour arrêter un cheikh salafiste

Un dispositif de sécurité très important a été déployé jeudi à l'aéroport de Tunis et dans ses environs de craintes de débordements en vue de l'arrestation d'un cheikh salafiste expulsé d'Egypte pour falsification de passeports destinés à des jihadistes.

Selon une source policière interrogée à l'aéroport, Imed Ben Salah alias cheikh Abou Abdallah Ettounsi a été arrêté dès sa sortie d'avion vers 12H00 GMT, mais le ministère de l'Intérieur n'a diffusé aucune information sur le sujet et son porte-parole était injoignable en milieu d'après-midi.

Dès jeudi matin des points de contrôle ont été mis en place à plusieurs centaines de mètres de l'aéroport et dans l'aérogare, refoulant les militants islamistes voulant y accéder, ont constaté des journalistes de l'AFP. Des policiers armés de fusils d'assaut et de chiens patrouillaient également.

Aucun débordement n'a cependant été signalé.

Cheikh Abou Abdallah Ettounsi, a été arrêté le 21 mars et expulsé d'Egypte, selon des informations de presse, pour avoir organisé un système de faux papiers pour faciliter les déplacements de combattants jihadistes. Son avion devait atterrir en début d'après-midi jeudi.

La Tunisie est confrontée, depuis la révolution de janvier 2011, à l'essor de groupuscules salafistes jihadistes responsables de plusieurs coups d'éclats sanglants, comme l'attaque de l'ambassade des Etats-Unis en septembre 2012 (quatre morts parmi les assaillants).

Le nouveau gouvernement, dirigé par l'islamiste du parti Ennahda Ali Larayedh, a assuré être déterminé à lutter contre ces groupes armés et plusieurs opérations pour arrêter des militants ont été menées ces derniers mois.

Les autorités tunisiennes ont aussi commencé à mettre en place un système de contrôle accru aux frontières avec la Libye afin d'empêcher le passage de jeunes voulant rejoindre la Syrie pour combattre les troupes du régime de Bachar al-Assad.

Selon une source des services de sécurité dans le sud de la Tunisie, à Zarzis, les forces de l'ordre ont reçu pour ordre d'interdire le passage en Libye de toute personne âgée de moins de 35 ans sans la présence d'un des parents ou sans preuve établissant une activité professionnelle justifiant son déplacement.

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