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HRW accuse le gouvernement ivoirien de protéger ses partisans

04/04/2013 10:46 EDT | Actualisé 04/06/2013 05:12 EDT

ABIDJAN, Côte d’Ivoire - Le gouvernement du président ivoirien Alassane Outtara ne fait rien pour épingler ceux de ses partisans qui sont soupçonnés d'avoir commis des crimes pendant le conflit postélectoral de 2010-2011, ce qui fait augmenter le risque de violences futures, a accusé jeudi Human Rights Watch.

Le groupe new-yorkais de défense des droits de la personne ajoute dans un rapport de 73 pages que l'appareil judiciaire de ce pays d'Afrique de l'Ouest ne s'est doté d'aucune stratégie pour enquêter sur la vague de violence qui a fait 3000 morts sur une période de cinq mois.

La violence a éclaté en Côte d'Ivoire quand l'ancien président Laurent Gbagbo a refusé de céder le pouvoir à M. Ouattara en novembre 2010. Des membres des deux clans se sont rendus coupables d'atrocités, y compris les exécutions sommaires de centaines de personnes.

Le rapport indique que plus de 150 partisans de M. Gbagbo ont été mis en accusation, contre aucun partisan de M. Ouattara. Deux ans plus tard, a dit HRW, les promesses de M. Ouattara de poursuivre tous les responsables de crimes graves commencent à sonner creux.

Par ailleurs, des responsables ivoiriens ont commencé à exhumer des fosses communes contenant les restes de victimes des violences postélectorales.

Le ministre de la Justice, Gnenema Coulibaly, a observé un moment de silence pendant la cérémonie sur les lieux d'une mosquée du quartier de Yopougon, à Abidjan. La fosse contient les corps de quatre hommes âgés de 17 à 35 ans tués en avril 2011 pendant qu'ils défendaient la mosquée contre des partisans de M. Gbagbo.

Une soixantaine de fosses communes ont été repérées dans la région d'Abidjan.

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