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03/04/2013 07:01 EDT | Actualisé 03/06/2013 05:12 EDT

Un syndicat de professeurs d'université s'oppose à une lettre de recadrage du ministre Lukaszuk

Le syndicat des professeurs et chargés de cours de l'Université Athabasca souhaite que les universités albertaines ne répondent pas à une lettre de recadrage que le ministre de l'Éducation postsecondaire, Thomas Lukaszuk leur a récemment adressée. 

La lettre demande aux 26 institutions postsecondaires de la province de collaborer davantage afin de réduire les redondances de certains programmes et les coûts administratifs.

Pour Mark McCutcheon, président du Syndicat des professeurs et chargés de cours de l'Université Athabasca, ces directives menacent l'autonomie et la liberté des universités. 

Dans une lettre adressée à leur institution, les enseignants affirment être inquiets de voir les universités de la province être poussées à accepter des conditions liées au financement public qui sont contraires à l'intérêt public.

Ils dénoncent également les compressions budgétaires  annoncées dans le dernier budget provincial qui, à leurs yeux, empêchent les universités de fournir davantage de services.

Selon le professeur McCutcheon, la lettre du ministre Lukaszuk illustre une tentative du gouvernement d'exercer un contrôle direct sur l'enseignement et la recherche universitaire. Il invite par conséquent les universités à ne pas donner suite à cette lettre alors qu'il leur reste une semaine pour le faire (11 avril 2013).

Thomas Lukaszuk n'est pas étonné d'entendre cette position. « Ne vous surprenez pas. Ils ont des doctorats, mais ils restent des êtres humains. Nous aurons des rencontres avec les présidents des 26 universités. Croyez-le ou non, nous serons assis autour d'une même table », assure le ministre.

De son côté, l'administration de l'Université d'Athabasca a refusé de commenter la lettre du ministre, tout en affirmant qu'elle respecte l'opinion du syndicat des professeurs.

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