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03/04/2013 01:03 EDT | Actualisé 02/06/2013 05:12 EDT

Procès de Pierre-Olivier Laliberté : récit bouleversant des événements

Au deuxième jour du procès de Pierre-Olivier Laliberté, la principale témoin et survivante, Barbara Fortin St-Pierre, a raconté mercredi le triste récit de la nuit du 12 juin 2011. 

La jeune femme, qui est maintenant âgée de 19 ans, a décrit avec aplomb comment son amoureux est mort sous ses yeux après avoir reçu une dizaine de coups de couteau au thorax par un homme qui s'était introduit dans leur chambre à coucher alors qu'ils dormaient.

Elle a été grièvement blessée. L'agresseur lui a asséné 13 coups de couteau qui lui ont perforé les deux poumons.

La jeune femme a expliqué devant le tribunal comment elle s'est jetée sur l'assaillant malgré ses blessures pour tenter de l'étrangler. Le suspect l'a projeté dans les escaliers avant de prendre la fuite.

Barbara Fortin St-Pierre a été plus émotive lorsqu'on a fait entendre l'appel au 9-1-1 qu'elle a logé juste après le drame. Elle indique notamment à l'intervenante que son ami ne respire plus.

Elle a souligné qu'elle connaissait l'agresseur, mais qu'elle ne l'a pas reconnu lors de l'attaque. Ils avaient fait connaissance à l'école quelques mois auparavant. Une semaine avant le drame, Pierre-Olivier Laliberté s'était rendu à l'appartement du couple pour acheter du cannabis.

La jeune femme a mentionné devant le tribunal qu'elle consommait des drogues à l'époque mais qu'elle n'en vendait pas. Elle l'avait fait seulement pour dépanner Pierre-Olivier Laliberté. 

Des prélèvements effectués sous les ongles de Barbara ont permis d'obtenir un échantillon d'ADN correspondant au profil de l'accusé, Pierre-Olivier Laliberté, selon la preuve divulguée par la Couronne mardi.

Un voisin témoigne

Le locataire de l'appartement voisin a aussi été appelé à la barre. L'homme a raconté avoir entendu des cris et vu la silhouette d'un homme quitter l'immeuble par l'escalier arrière, la nuit du drame. Il n'a pas vu son visage. Le suspect, habillé de noir, portait un capuchon qui lui recouvrait la tête. L'homme a dit avoir tenté en vain de le rattraper.

Le témoin a également précisé qu'il n'avait pas remarqué de va-et-vient inhabituel chez ses voisins avant le drame.

Pierre-Olivier Laliberté fait face à des accusations de meurtre prémédité, tentative de meurtre et introduction par effraction.

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