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03/04/2013 10:12 EDT | Actualisé 03/06/2013 05:12 EDT

L'Égypte bloque l'extradition d'un responsable du régime de Kadhafi

LE CAIRE, Égypte - Un tribunal égyptien s'est prononcé mercredi contre l'extradition, vers la Libye, d'un ancien proche collaborateur de l'ex-dictateur libyen Mouammar Kadhafi.

Ahmed Qaddaf al-Dam, un proche de Kadhafi, qui, pendant des décennies, a coordonné les relations entre la Libye et l'Égypte, s'est opposé à une demande d'extradition libyenne après son arrestation le mois dernier dans sa maison du Caire.

Deux autres responsables libyens arrêtés en même temps que lui ont déjà été renvoyés en Libye.

Les autorités libyennes voulaient mettre la main sur les trois hommes en vertu d'allégations de corruption et de leurs rôles lors des huit mois de guerre civile qui ont pris fin en 2011. La Libye a également demandé au Caire d'extrader environ 100 autres anciens responsables du régime.

Lors de son jugement, le Tribunal administratif égyptien a suspendu les procédures d'extradition, affirmant que le suspect avait réclamé de ne pas être extradé parce qu'il craint de ne pas voir ses droits garantis en Libye. La cour affirme qu'al-Dam est traité comme un demandeur d'asile et que l'Égypte est obligée de répondre à sa requête.

Le groupe Human Rights Watch a demandé à l'Égypte et à d'autres pays ayant reçu des requêtes d'extradition vers la Libye d'exiger des garanties crédibles de la part des autorités libyennes selon lesquelles les mauvais traitements et la torture en prison sont chose du passé, et que les accusés auront droit à un procès juste et équitable.

L'Égypte est traditionnellement hésitante à extrader des politiciens ou des responsables en exil. Le Caire avait entre autres offert l'asile au roi libyen Idris après le coup d'État de Kadhafi, en 1969, et a également accueilli le Shah d'Iran après la révolution islamique de 1979.

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