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03/04/2013 04:23 EDT | Actualisé 02/06/2013 05:12 EDT

Le Rallye des galeries: la rencontre du milieu des gens d'affaires avec l'art contemporain  

Le Rallye des Galeries en est à sa quatrième édition ce soir. Il s'agit de plusieurs parcours en autobus à travers Montréal, qui permettront à de jeunes gens d'affaires de découvrir l'univers de l'art contemporain.

Durant toute une soirée, ils auront l'occasion de rencontrer des artistes dans leur atelier, des galeristes, des collectionneurs... Ils pourront faire du réseautage et peut-être acheter une oeuvre.

Le Rallye est organisé par l'organisme artsScène, formé de jeunes professionnels passionnés d'art.

La rencontre de deux univers

Pour beaucoup de gens d'affaires, le milieu de l'art contemporain est énigmatique. C'est pourquoi Sébastien Barangé, président d'artScène, a décidé d'inclure cette année la visite d'un atelier d'artiste dans le rallye des galeries. 

Ainsi les deux univers pourront se rencontrer et dialoguer, dans les ateliers des artistes Karen Trask, David Lafrance, Jean-François Lauda et 2Fik, ainsi qu'à l'Atelier circulaire.

Sébastien Barangé, directeur des communications chez CGI (conseil en gestion et informatique), achète lui-même volontiers cinq oeuvres par année. Il trouve que « l'art embellit la vie » et que c'est « un bon investissement ».

Succès croissant

Le Rallye des galeries connaît un succès croissant d'année en année. 150 personnes se sont inscrites cette année, n'hésitant pas à débourser les 100 $ demandés pour la soirée. « C'est 25 % de plus que l'an passé », précise Sébastien Barangé.

Des galeries d'art commerciales figurent sur les cinq parcours, mais aussi une galerie universitaire, dont l'objectif n'est pas de vendre. Il s'agit de la galerie Leonard & Bina Ellen, à l'Université Concordia.

Sa directrice Michèle Thériault apprécie d'avoir cette occasion de sensibiliser de jeunes professionnels à la dimension non marchande de l'art contemporain. « Bien des gens qui s'intéressent à l'art contemporain n'achètent rien », fait-elle remarquer.

Elle souhaite que ses visiteurs d'un soir reviennent à la galerie. « Ils vont comprendre que l'art, c'est aussi apprendre toutes sortes de choses, c'est une manière de réfléchir à tout ce qui se passe aujourd'hui et d'entrevoir la réalité ».

Attraper la piqûre

Le Rallye des galeries se terminera quand même par une expo-vente, à l'Arsenal. Entre un verre de vin et quelques délicieuses bouchées, ce sera l'occasion de craquer pour une oeuvre ou deux et peut-être d'entamer une carrière de collectionneur ou d'investisseur en art.

Un texte de Myriam Fimbry.

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