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03/04/2013 06:21 EDT | Actualisé 03/06/2013 05:12 EDT

Bergevin : des attentes raisonnables

Le Canadien a beau occuper le 2e rang dans l'Est, avoir battu les Bruins deux fois à Boston, Marc Bergevin refuse de hausser les attentes pour son équipe.

Bergevin a conclu mercredi sa première date limite des transactions en tant que directeur général sans avoir fait de coup d'éclat comme ses homologues de Boston et Pittsburgh. Son unique transaction cette semaine aura été l'ajout du défenseur Davis Drewiske, des Kings.

Le DG ne manquait pourtant pas de munitions, avec en banque 6 choix dans les 3 premiers tours du prochain repêchage, et une poignée de jeunes défenseurs prometteurs dans les filiales. Mais deux facteurs l'ont convaincu de respecter le statu quo. D'abord, la tenue de l'équipe malgré les blessures à des piliers tels que Brandon Prust, Rene Bourque et Raphael Diaz.

Au pire moment de la crise, soit quand les trois joueurs en même temps étaient absents, le Tricolore a affiché un dossier de 5-2-1 en huit matchs.

« Rafi et Bourque sont des gars qui ont contribué aux succès de l'équipe au début, mais même après leur départ, l'équipe a continué à gagner, a expliqué Bergevin, mercredi, lors d'un point de presse à Brossard. Des joueurs rentrent et sortent et l'équipe continue à gagner. On perd Prust et on continue à gagner. Jusqu'ici, on est fiers de notre équipe. »

Ensuite, parce qu'en raison d'une surpopulation chez les acheteurs, et d'un petit nombre de vendeurs, la loi de l'offre et de la demande a fait son œuvre. Les prix payés pour des joueurs établis comme Jason Pominville (deux espoirs, un premier choix et un deuxième choix) étaient trop élevés au goût de Bergevin.

« Je crois beaucoup en les choix de repêchage, je crois que ça aide à bâtir une équipe. Mais rien n'est coulé dans le béton. Si je crois que je dois donner un choix pour aider l'équipe, je le ferai. Mais dans ce cas, j'ai jugé que les demandes étaient trop élevées. »

À la recherche de l'astérisque

Bergevin fera donc confiance à son groupe en place pour la dernière ligne droite de la saison. Par geste de confiance pour ce groupe résistant, mais aussi parce qu'il a vécu, tant comme joueur que comme dirigeant (à Chicago), l'amertume d'une élimination rapide malgré le titre de favori.

« Je crois que tout est possible une fois que tu es en séries. Personnellement, quand j'étais à St. Louis, on a gagné le Trophée du président et on s'est fait éliminer au 1er tour. »

Bergevin sait donc plus que quiconque que cette position n'assure rien. C'est pourquoi il a refusé de répondre de front quand un journaliste lui a demandé s'il voyait son équipe comme une aspirante à la Coupe Stanley.

« Tous les matins, en me levant, je regarde le classement et d'habitude, il y a un astérisque à côté des équipes qui font les séries et maintenant, il n'y en a pas. Ça veut dire qu'on n'a pas encore fait les séries. On s'est placé en position pour y participer, mais on n'est pas là encore. Et même quand tu fais les séries, il n'y a rien de garanti. Tu peux aller loin, tu peux perdre au premier tour. »

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