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La «vidéo-verbalisation» fait son entrée à Paris

02/04/2013 04:49 EDT | Actualisé 01/06/2013 05:12 EDT
AFP

La vidéo-verbalisation, qui permet de donner une contravention à distance un conducteur qui commet une infraction, débute ce mardi 2 avril à Paris, où elle sera expérimentée sur treize axes contre le franchissement de feux ou les stationnements gênants.

En France, ce dispositif vidéo a déjà été expérimenté à Aix-en-Provence, Marseille, Nice, Chartres, Saint-Mandé (Val-de-Marne) et à l'aéroport d'Orly (Val-de-Marne), Asnières-sur-Seine et Puteaux (Hauts-de-Seine). Il s'appuie sur le réseau de caméras mis en place dans la capitale dans le cadre du plan de vidéoprotection.

Comment cela fonctionne-t-il? Concrètement, un policier constatera l'infraction par vidéosurveillance et photographiera le véhicule pour en identifier la plaque d'immatriculation et la marque. Le tout sera envoyé au Centre national de traitement (CNT) de Rennes, qui identifiera le propriétaire et lui adressera une contravention.

Stationnements gênants et feux de circulation

La vidéo-verbalisation doit permettre de "sanctionner plus efficacement les délinquants routiers", en relevant sur les axes les plus accidentogènes "les infractions les plus graves", comme les franchissements de feu rouge, responsables en moyenne de 25 accidents corporels chaque mois, selon la préfecture de police de Paris (PP).

Elle permettra également de sanctionner les stationnements gênants sur les voies réservées aux autobus et aux taxis, les stationnements en double file, ou l'emprunt d'une voie non autorisée à son véhicule.

Dans un premier temps, quatre opérations de vidéo-verbalisation seront réalisées chaque semaine sur ces axes, avant une éventuelle montée en puissance progressive à l'été 2013, en fonction des premiers résultats.

Les 13 axes parisiens concernés par la vidéo-verbalisation