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02/04/2013 03:14 EDT | Actualisé 02/06/2013 05:12 EDT

Un groupe de femmes dénonce la séparation des sexes dans les écoles de Gaza

Un nouvelle loi obligeant la séparation des garçons et des filles à partir de neuf ans dans les salles de classe de Gaza est un autre signe que le Hamas tente d'implanter progressivement ses règles islamistes, a prévenu mardi la directrice d'un centre d'aide juridique pour les femmes.

Depuis son arrivée au pouvoir à Gaza en 2007, le Hamas a promulgué une série de lois restrictives pour les femmes, les obligeant à se couvrir avec la longue robe traditionnelle et le hidjab, et leur interdisant de fumer le narguilé en public, de voyager à l'arrière des motos et de se faire coiffer par des hommes.

Mais lorsque la population proteste, les autorités de Gaza ont tendance à ne pas appliquer les règlements. En 2009, elles ont par exemple renoncé à un décret qui obligeait les avocates à porter le voile dans les salles d'audience après que des femmes eurent dénoncé la mesure.

Lundi, le Parlement de Gaza a adopté une nouvelle loi exigeant que les garçons et les filles soient séparés dans les écoles à partir de neuf ans et interdisant aux hommes d'enseigner aux filles.

L'idée de séparer les élèves en fonction de leur sexe au début de la puberté est largement acceptée dans la société palestinienne. Même en Cisjordanie, où le gouvernement est plus ouvert, la plupart des écoles publiques séparent les garçons et les filles à compter de la quatrième année.

Zeina al-Ghnaimi, qui dirige le seul centre d'aide juridique pour les femmes à Gaza, a déclaré mardi que cette règle était une autre tentative de la part du Hamas pour imposer ses pratiques fondamentalistes aux 1,7 million d'habitants du territoire.

«Les lois adoptées réaffirment la discrimination envers les femmes», a soutenu Mme Al-Ghnaimi. «C'est clairement une mesure visant à renforcer la séparation entre les sexes et c'est inacceptable.»

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