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02/04/2013 03:28 EDT | Actualisé 02/06/2013 05:12 EDT

Soudan: les réfugiés érythréens font face à une violence extrême (Amnesty)

Des réfugiés érythréens enlevés au Soudan sont violés, battus, enchaînés et parfois tués après avoir été transportés contre leur gré dans la péninsule du Sinaï égyptien, où ils sont gardés captifs dans l'espoir d'une rançon, a affirmé jeudi Amnesty international.

Dans un nouveau rapport, l'ONG basée à Londres affirme avoir reçu "de nombreuses informations" depuis 2011, faisant état d'enlèvements dans le camp de réfugiés érythréens de Chagarab, dans l'est soudanais près de la frontière avec l'Erythrée.

"La plupart de ceux qui ont été enlevés ont été transportés de force à l'extérieur du Soudan, en Egypte, souvent dans la région du Sinaï. La majorité des victimes indiquent avoir fait l'objet de transactions entre différents groupes criminels durant leur périple", a ajouté l'organisation dans son nouveau rapport.

Dans la région du Sinaï, ils sont gardés prisonniers et une rançon est extorquée à leurs proches, selon Amnesty. "Ils sont soumis à des actes d'une extrême violence durant leur captivité, y compris le viol des hommes et des femmes et d'autres formes de violence sexuelle".

"Ceux qui ne sont pas capables de payer une rançon sont tués. D'autres meurent des suites de leurs mauvais traitements et des terribles conditions de captivité", a précisé Amnesty.

L'organisation cite un réfugié érythréen qui a survécu huit mois dans le Sinaï après avoir été kidnappé dans le camp de Chagarab l'année dernière et qui décrit le sort d'un compatriote qui n'avait pas les moyens de payer de rançon.

"Après sa mort, ils ont laissé son corps dans la pièce avec nous jusqu'à ce qu'il se décompose et que les vers commencent à ramper. Ils nous ont tous obligés à le tenir à tour de rôle," selon lui.

it/tg/mcl

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