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Report du procès en appel de l'affaire de la Banque Khalifa

02/04/2013 10:38 EDT | Actualisé 02/06/2013 05:12 EDT

Le procès en appel de l'affaire de la Banque Khalifa, l'un des plus grands scandales financiers qu'a connu l'Algérie, prévu mardi à Blida (sud d'Alger), a été reporté à une date ultérieure par la justice en raison de l'absence d'accusés, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le procès est reporté à "une autre session", a précisé le président du tribunal criminel de Blida, Antar Menaouer, ajoutant que cette décision était motivée par l'absence de certains accusés à l'audience et de documents attestant du décès de deux autres.

Six ans après le premier procès en mars 2007, 75 des 104 accusés de l'époque devaient comparaître mardi devant la justice, mais sans le principal mis en cause, Rafik Khalifa, patron du groupe éponyme, réfugié à Londres.

Il avait été condamné par contumace à la perpétuité pour "association de malfaiteurs, vol qualifié, détournement de fonds, faux et usage de faux", dans la faillite de la banque.

Les chefs d'accusations retenus contre les 75 accusés sont: "constitution d'une association de malfaiteurs, vol qualifié, escroquerie, abus de confiance et falsification de documents officiels".

La justice avait été saisie de cette affaire après le constat par la Banque d'Algérie d'un découvert de 3,2 milliards de DA (environ 32 millions d'euros), de la caisse principale de Khalifa Bank.

Pas moins de 300 témoins étaient attendus à la barre, dont trois ministres, Mourad Medelci (Affaires étrangères), Karim Djoudi (Finances) et Abdelmadjid Teboune (Habitat). Etaient aussi convoqués le secrétaire général de la puissante centrale syndicale de l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA) Abdelmadjid Sidi Said, l'ancien ministre du Travail Aboudjerra Soltani et le gouverneur de la Banque d'Algérie Mohamed Laksaci.

Pour parer à l'affluence attendue à ce procès, un écran géant et des hauts-parleurs avaient été installés à l'extérieur de la salle d'audience, pleine à craquer avec plus de 300 personnes.

L'effondrement en 2003 du groupe Khalifa, constitué autour d'une banque, d'une compagnie aérienne et de deux chaînes de télévision et employant 20.000 salariés en Algérie et en Europe, avait causé un préjudice estimé par les autorités entre 1,5 et 5 milliards de dollars à l'Etat et aux épargnants.

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