NOUVELLES

L'ONU adopte le premier traité international sur le commerce des armes

02/04/2013 11:53 EDT | Actualisé 02/06/2013 05:12 EDT
Getty Images
An M23 rebel stands holding a machine gun at a forward position in the hills of Kanyarucinya on the outskirts of Goma, in the east of the Democratic Republic of the Congo, on November 19, 2012. DR Congo's M23 rebels who have closed in on the main eastern city of Goma warned that they will continue their fight against the government unless it opens direct talks with them within 24 hours. The rebels said in a statement they will 'pursue the resistance against the government of Kinshasa until it falls' unless it starts 'direct political negotiations' with the insurgents within the next 24 hours and demilitarises Goma and the city's airport. AFP PHOTO/PHIL MOORE (Photo credit should read PHIL MOORE/AFP/Getty Images)

L'Assemblée générale de l'ONU a adopté mardi à une large majorité le premier traité sur le commerce international des armes classiques.

La résolution ouvrant le traité à la signature, à partir du mois de juin, a été adoptée par 154 voix pour, trois contre (Syrie, Corée du Nord, Iran) et 23 abstentions, dont la Russie.

En discussion depuis sept ans, c'est le premier texte majeur sur le désarmement depuis l'adoption du traité sur l'interdiction des essais nucléaires de 1996.

Les 193 pays membres de l'ONU n'avaient pu se mettre d'accord par consensus jeudi dernier à New York sur ce texte de quinze pages censé moraliser les ventes d'armes, un marché de 80 milliards de dollars par an. L'Iran, la Syrie et le Corée du Nord avaient bloqué le texte à l'issue de dix jours de négociations.

Une centaine de pays, dont la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, ainsi que de nombreux pays africains et latino-américains, ont alors proposé à l'Assemblée d'adopter une résolution reprenant le projet de traité et l'ouvrant à la signature.

Chaque pays est libre de signer ou non le traité et de le ratifier. Il entrera en vigueur à partir de la 50e ratification, ce qui pourrait prendre deux ans, selon des diplomates. La Russie, un des acteurs majeurs du marché, a indiqué qu'elle pourrait ne pas le signer.

Le principe du traité est que chaque pays doit évaluer, avant toute transaction, si les armes vendues risquent d'être utilisées pour contourner un embargo international, commettre des "violations graves" des droits de l'homme, ou être détournées au profit de terroristes ou de criminels.

Les armements couverts vont du pistolet aux avions et navires de guerre en passant par les missiles.

avz/bdx