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L'ONU examine le premier traité sur le commerce des armes classiques

02/04/2013 11:39 EDT | Actualisé 02/06/2013 05:12 EDT

L'Assemblée générale de l'ONU a commencé mardi à débattre du premier traité sur le commerce international des armes classiques, en vue d'une éventuelle adoption.

Les 193 pays membres de l'ONU n'avaient pu se mettre d'accord par consensus jeudi dernier sur ce texte de quinze pages censé moraliser les ventes d'armes, un marché de 80 milliards de dollars par an, l'Iran, la Syrie et la Corée du Nord ayant fait blocage.

Une centaine de pays dont la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, ainsi que de nombreux Etats africains et latino-américains, ont alors proposé à l'Assemblée d'adopter une résolution reprenant le texte bloqué jeudi et ouvrant le traité à la signature.

L'adoption, à la majorité simple, est quasiment assurée étant donné le soutien dont bénéficie le texte.

En présentant la résolution, l'ambassadeur du Costa Rica Eduardo Ulibarri a salué "un texte équilibré et vigoureux" et a invité les délégués "à faire de ce jour un jour historique".

Plusieurs pays ont demandé la parole pour des explications de vote avant le scrutin.

L ambassadeur russe Vitali Tchourkine a indiqué que son pays allait s'abstenir et a laissé entendre que Moscou pourrait ne pas signer le traité.

L'ambassadeur syrien Bachar Jaafari a renouvelé l'opposition de son pays, déplorant que le texte ne fasse pas référence explicitement aux "acteurs non-étatiques", comme les opposants syriens.

C'est également l'argument brandi par le Nicaragua pour s'abtenir.

L'ambassadeur cubain Rodolfo Reyes a justifié l'abstention de son pays en affirmant que le traité "octroyait des privilèges aux principaux pays exportateurs".

avz/bdx

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