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Le pétrole recule nettement à New York, le marché inquiet pour la demande

02/04/2013 09:47 EDT | Actualisé 02/06/2013 05:12 EDT

Les cours du pétrole évoluaient en baisse mardi matin à New York, plombés par des craintes pour la demande après une série de problèmes logistiques dans les installations pétrolières aux Etats-Unis et des données économiques décevantes des deux côtés de l'Atlantique.

Vers 13H20 GMT, le baril de référence pour livraison en mai glissait de 96 cents à 96,11 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Un ensemble de facteurs baissiers pesaient sur les cours de l'or noir et suscitaient des craintes concernant la vigueur de la demande en brut aux Etats-Unis.

D'une part, la fermeture vendredi de l'oléoduc Pegasus du géant pétrolier ExxonMobil à la suite de la découverte d'une fuite dans l'Arkansas (sud) "accentue les problèmes d'acheminement du pétrole" dans le pays, a relevé Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

En effet, la fermeture de cet oléoduc qui transporte plus de 90.000 barils par jour de brut canadien de l'Illinois (nord) au Texas (sud), vers les raffineries du golfe du Mexique, risque d'aggraver encore la situation d'engorgement des réserves d'or noir aux Etats-Unis.

Ces stocks ont atteint il y a quelques mois des niveaux historiques à Cushing, le principal terminal pétrolier du pays, même si l'augmentation des capacités de l'oléoduc Seaway depuis le début de l'année devrait aider à plus long terme à normaliser la situation.

D'autre part, "la nouvelle d'un départ de feu dans une raffinerie de Tulsa, dans l'Oklahoma (sud), laissait anticiper une demande encore plus faible de brut américain" à court terme, a ajouté M. Lipow.

Côté indicateur, "les gros titres sur le chômage record dans la zone euro en février", avec plus de 19 millions de personnes touchées et un taux à 12,0%, "sur fond de récession persistante", n'aidaient pas les courtiers américains à regagner confiance vis-à-vis de la reprise économique européenne, a noté Matt Smith, de Schneider Electric.

Dans ce contexte, "il étonnant que les marchés européens (fermés jusqu'à la veille en raison d'un long week-end pascal) ne dégringolent pas", a-t-il ajouté.

Le recul plus prononcé que prévu de l'activité des industries manufacturières aux Etats-Unis en mars, annoncé la veille, continuait également à peser, selon lui.

ppa/jum/sam

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